Kinshasa, 14 mars 2026- Le gouvernement a tiré la sonnette d’alarme face à l’apparition d’un mouvement insurrectionnel en gestation dans la province du Haut-Katanga, dans le sud-est du pays.
L’alerte a été lancée vendredi 13 mars 2026 lors du Conseil des ministres animé par le chef de l’État, à Kinshasa. À l’issue de cette réunion, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que les services de sécurité observent des signes d’organisation d’un groupe armé susceptible de déstabiliser la province.
Selon les autorités, ce mouvement en formation pourrait entretenir des liens avec la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) et serait également assimilé à la milice sécessionniste Bakata‑Katanga. Les premiers signaux de cette activité ont été signalés dans la zone du Parc national de l’Upemba, notamment dans la localité de Lusinga.
Au début du mois de mars, des hommes armés ont mené une attaque contre le quartier général installé dans cette zone protégée. L’incursion a provoqué la mort de plusieurs personnes, parmi lesquelles des agents chargés de la conservation du parc. L’attaque a également semé la peur au sein des populations riveraines et suscité de vives inquiétudes chez les autorités environnementales.
Pour le gouvernement congolais, ces incidents pourraient traduire une tentative de structuration d’une nouvelle insurrection dans cette partie du pays. Kinshasa redoute notamment une stratégie visant à reproduire un scénario similaire à celui observé dans l’est de la RDC, où le Mouvement du 23 mars (M23) a consolidé sa présence dans certaines zones du Nord‑Kivu.
Face à cette situation, les autorités ont annoncé le renforcement du dispositif sécuritaire dans la province. Des opérations de surveillance et de traque ont été intensifiées afin d’identifier les auteurs de l’attaque et d’empêcher toute implantation durable de groupes armés dans la région.
Le gouvernement provincial du Haut‑Katanga assure pour sa part que les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour stabiliser la zone. Les autorités appellent également les communautés locales à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Cette mise en garde intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile en République démocratique du Congo, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer, particulièrement dans l’est du pays. Kinshasa craint désormais que ces dynamiques de violence ne s’étendent progressivement vers d’autres régions.

