Kinshasa, 6 mars 2026- Les sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et certains de ses responsables continuent de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Si le gouvernement congolais a salué cette décision, des figures de l’opposition estiment que ces mesures restent insuffisantes face à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
L’opposant Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, appelle à un durcissement des sanctions contre Rwanda. Il rejoint la position du prix Nobel de la paix Denis Mukwege, qui plaide également pour des mesures internationales plus fermes.
Dans un message publié jeudi 5 mars sur le réseau social X (Twitter), l’opposant congolais a exhorté les États attachés aux valeurs démocratiques à suspendre toute aide au Rwanda tant que la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU ne sera pas appliquée dans son intégralité.
“Pleinement en accord avec le Prix Nobel de la paix, le Dr Mukwege, concernant les sanctions américaines contre l’armée rwandaise. Les pays démocratiques, attachés à la paix et à la justice, doivent suspendre toute aide au Rwanda jusqu’au respect intégral de la Résolution 2773”, a-t-il écrit.
Adoptée fin février 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies, cette résolution fait suite à l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 et à la prise de contrôle de la ville de Bukavu. Le texte exige notamment le retrait immédiat des combattants du M23 de Goma, de Bukavu et d’autres zones occupées, ainsi que le retrait sans condition des forces rwandaises du territoire congolais.
Il appelle également à la fin des hostilités, au démantèlement des administrations parallèles dans les zones sous contrôle rebelle et à la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

