Kinshasa, 8 mars 2026- La société de gardiennage Job Security, chargée d’assurer la sécurisation du Stade des Martyrs, accuse le ministre des Sports, Didier Budimbu, d’avoir ordonné une expulsion qu’elle qualifie d“arbitraire”, alors même qu’elle affirme être impayée depuis plus de 24 mois.
Dans une déclaration rendue publique samedi à Kinshasa, Didier Mulumba, chargé des relations publiques de l’entreprise, a exprimé l’indignation de la société face à ce qu’elle considère comme une décision injustifiée. Selon lui, un contrat en bonne et due forme avait été conclu avec le ministère des Sports pour assurer la sécurité de cette grande infrastructure sportive nationale.
L’entreprise affirme avoir exécuté ses obligations contractuelles sans interruption, mais soutient n’avoir reçu aucun paiement depuis plus de deux ans. Une situation que Job Security qualifie d’incompréhensible au regard de la nature stratégique du service rendu.
Toujours selon Didier Mulumba, la décision de faire déguerpir les agents de l’entreprise serait intervenue sans règlement préalable du litige financier. Il affirme que Dadou Etambe, présenté comme gestionnaire financier du stade, aurait été mis à contribution pour justifier cette mesure.
La société évoque également l’intervention du colonel Auréole, qui aurait supervisé l’opération d’expulsion des agents de sécurité du site, une démarche qui a suscité la colère de l’entreprise.
“On ne peut pas résilier un contrat ni expulser des agents par la brutalité simplement parce qu’on détient une portion de pouvoir”, a déclaré Didier Mulumba, appelant au respect strict des lois de la République et des engagements contractuels.
Face à cette situation, Job Security sollicite l’implication des plus hautes institutions du pays, notamment la Première ministre, le Sénat, l’Assemblée nationale ainsi que le Procureur général près la Cour de cassation, afin de favoriser un règlement à l’amiable.
L’entreprise appelle également le commissaire provincial de la police à Kinshasa à veiller au respect de la légalité dans ce dossier.
À défaut d’un accord, la société affirme être prête à porter l’affaire devant les juridictions compétentes afin que la justice tranche ce litige, qui met en cause la gestion d’un des symboles sportifs majeurs de la République démocratique du Congo.
Pour Job Security, une chose demeure essentielle : le respect des contrats et des lois de la République doit primer sur toute décision administrative, surtout lorsqu’il s’agit de la gestion d’un patrimoine national aussi emblématique que le Stade des Martyrs.

