Kananga, 13 mars 2026- En République démocratique du Congo, le phénomène de disparition des organes génitaux après contact avec un proche prend de plus en plus d’ampleur à travers plusieurs provinces du pays, conduisant au lynchage populaire et à des actes de violence contre les présumés auteurs.
Dans la province du Sankuru, l’une des régions touchées par ce phénomène, les autorités provinciales, après avoir consulté des informations scientifiques et médicales, affirment que plusieurs cas signalés pourraient s’expliquer par le syndrome de Koro, également appelé syndrome de rétraction génitale.
Le ministre provincial de l’Intérieur a expliqué dans un communiqué signé mercredi 11 mars 2026 que le syndrome de Koro est un trouble psychiatrique d’origine culturelle, caractérisé par une anxiété intense et la conviction irrationnelle que les organes génitaux se rétractent dans le corps et pourraient disparaître.
Cette position du gouvernement provincial vise à clarifier l’opinion face aux interprétations de la population, qui attribue ce phénomène à des pratiques mystico-fétichistes.
Cependant, Dover Ndjiyolo met en garde les habitants qui s’adonnent à des actes de violence contre les personnes accusées d’être à l’origine de ce phénomène, soutenant que des poursuites judiciaires seront engagées contre quiconque impliqué dans des actes de violence ou d’agression physique.
“Le ministre provincial de l’Intérieur rappelle qu’aucune personne ne doit être victime de violence ou de lynchage sur la base de simples accusations ou rumeurs. Nul ne peut se faire justice soi-même ; toute suspicion doit être signalée aux autorités compétentes pour une prise en charge appropriée”, précise-t-il.
En outre, Dover Ndjiyolo demande aux autorités politico-administratives locales, aux services de sécurité, aux chefs coutumiers et aux leaders religieux de prendre des mesures adéquates afin de préserver la sécurité, l’intégrité physique et la dignité des personnes accusées.
David Saveur Mikobi

