Mayuano, 16 mars 2026- L’administrateur du territoire de Mambasa, Jean-Baptiste Muyapandi, appelle la population à rester vigilante après la récente attaque attribuée aux Allied Democratic Forces dans le village de Muchacha. Selon lui, même si les Forces armées de la République démocratique du Congo poursuivent les assaillants, la présence de ces rebelles reste signalée dans la zone. Il appelle la population au calme et à soutenir les opérations militaires.
Dans le même temps, le député provincial Kakule Sivamwenda Gilbert critique la gestion de cette attaque par certaines autorités. Selon lui, les événements ont été initialement mal interprétés, retardant ainsi la réaction adaptée. Il confirme que les assaillants pourraient provenir de Manguredjipa, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, et seraient venus en renfort à d’autres factions des ADF ciblées récemment par la coalition FARDC-UPDF entre le 5 et le 9 mars dans la chefferie de Walesse-Karo.
Le bilan provisoire de cette attaque, survenue dans la nuit du 11 au 12 mars 2026 dans les localités de Muchacha et Mavuvu, en chefferie des Bombo, fait état d’au moins sept civils tués, et plusieurs habitants ont fui leurs villages. Les assaillants ont incendié la base d’une entreprise chinoise exploitant un site minier ainsi que plusieurs habitations.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque a été orchestrée par des éléments sous l’autorité directe du chef Abou Akasi, actif dans le secteur de Bapere, où des exactions contre les civils sont régulièrement signalées. Le député affirme avoir alerté depuis le 12 mars sur le risque d’une attaque coordonnée par les ADF, mais que ses avertissements n’ont pas été suffisamment pris en compte par certaines autorités.
L’administrateur et le député convergent toutefois sur un point : la population doit rester vigilante et les forces de sécurité doivent poursuivre leur traque. Face à cette situation, le député demande un renforcement immédiat des opérations militaires, notamment dans les agglomérations de Badengaido et Niania, particulièrement exposées. Sur le terrain, la tension demeure élevée et de nombreux habitants continuent de fuir Muchacha, Mavuvu et les villages environnants par crainte de nouvelles incursions armées.
Roger KAKULIRAHI

