Kinshasa, 16 mars 2026- La séance plénière inaugurale du lundi 16 mars au Sénat, marquant la rentrée parlementaire de la session de mars, s’est ouverte sur fond d’une pétition visant le deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement, Modeste Bahati Lukwebo.
D’après le sénateur Dany Kabongo, initiateur de la pétition, Modeste Bahati est mis en cause pour son incompétence présumée dans l’exercice de ses fonctions au sein du bureau du Sénat.
“Il y a tout simplement un problème d’incompétence dans ses responsabilités comme deuxième vice-président du Sénat”, a-t-il précisé.
Selon lui, cette initiative parlementaire n’a aucun lien avec la récente sortie médiatique controversée au cours de laquelle Modeste Bahati avait exprimé son opinion sur le non-changement de la Constitution.
Cette prise de position avait suscité plusieurs réactions au sein de la classe politique. Le bureau du Sénat ainsi que certains membres de son regroupement politique, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC/A), avaient notamment réagi en soulignant que cette position n’engageait pas leur structure.
Face aux critiques, Modeste Bahati avait finalement présenté ses excuses, évoquant des propos “incompris” tenus lors de cette sortie médiatique.
Ces événements sont intervenus quelques jours avant la tenue du 4ᵉ congrès de son parti politique, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC).
À l’issue de cette activité organisée samedi 14 mars à Kinshasa, Modeste Bahati a été reconduit à la présidence du parti et a réaffirmé sa loyauté au président Félix Tshisekedi ainsi que son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation.
Cédric BEYA

