Ituri : le village Babesua ciblé par les ADF, la société civile appelle à une riposte urgente

Mayuano, 17 mars 2026- Une nouvelle attaque attribuée aux terroristes d’allied Democratic forces (ADF) a été signalée dans la soirée du lundi 16 mars 2026 dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. C’est le village de Babesua, qui a été ciblé par cette attaque. Lors de cet incident le village a été incendié par des assaillants, plongeant la population dans une psychose généralisée. Conséquence directe de l’attaque, plusieurs habitants ont été contraints à fuir leurs domiciles.

D’après des informations concordantes issues de la société civile, cette attaque est survenue aux environs de 20 heures dans le village de Babesua, situé sur la RN4 dans le groupement Bafwabete, chefferie des Bandaka, à environ 118 kilomètres de Mambasa sur l’axe Kisangani. La localité, en pleine Réserve de Faune à Okapi, abrite également un poste de patrouille des écogardes.

Le bilan de cette attaque reste encore difficile à établir, la panique ayant poussé de nombreux habitants à se réfugier dans des zones jugées plus sûres. Les activités socio-économiques de la localité sont paralysées, et la psychose se propage dans les villages voisins.

Le coordonnateur de la société civile forces vives de Mambasa, Mungeni Yuma Imurani, déplore la dégradation continue de la sécurité dans la région et appelle à une réaction urgente des autorités provinciales et nationales. De son côté, Me Jospin Paluku, de la Nouvelle société civile congolaise, confirme les faits et souligne la complexité croissante des opérations sécuritaires dans cette zone forestière.

Face à cette escalade, ces acteurs de la société civile plaident pour un renforcement des dispositifs militaires avec des moyens modernes, capables de contenir efficacement les incursions des ADF et de sécuriser durablement les populations civiles. Ils exhortent particulièrement le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant général Jonny Luboya Kashama, à intensifier les opérations pour protéger les civils et prévenir l’extension des violences.

Roger KAKULIRAHI