Kinshasa, 19 mars 2026- Le député national Tony Mwaba Kazadi, membre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a déposé une proposition de loi organique relative à l’organisation du référendum.
Dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale, l’élu souligne que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’article 5 de la Constitution, qui consacre l’exercice de la souveraineté nationale par voie de référendum. Le texte vise à combler le vide juridique existant en définissant un cadre clair pour l’organisation de ce mécanisme démocratique.
Selon l’exposé des motifs, la proposition précise notamment les règles relatives à l’initiative du référendum, à son organisation, au contrôle de sa régularité ainsi qu’aux garanties de transparence et aux sanctions en cas d’irrégularités.
Ce dépôt intervient dans un contexte politique particulièrement tendu. Ces dernières semaines, le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution s’est intensifié sur la scène politique congolaise. Le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, avait récemment affirmé que son parti n’excluait pas de « toucher » à la Constitution, relançant ainsi les spéculations sur une réforme institutionnelle.
Face à cette perspective, l’opposition monte au créneau. Plusieurs acteurs politiques dénoncent une tentative du pouvoir de créer une voie permettant le maintien du Président Félix Tshisekedi à la tête du pays au-delà des limites actuelles fixées par la Constitution.
Dans ce climat de suspicion et de polarisation, l’initiative de Tony Mwaba apparaît comme un élément supplémentaire alimentant le débat sur les mécanismes de consultation populaire et leur rôle dans l’évolution institutionnelle du pays.
Reste à savoir si cette proposition de loi sera rapidement inscrite à l’ordre du jour de la session en cours et quelle en sera l’issue au sein du Parlement, alors que la question constitutionnelle continue de diviser profondément la classe politique congolaise.

