Kinshasa, 26 mars 2026- Au cours d’une conférence de presse tenue au Centre interdiocésain de Kinshasa, jeudi 26 mars, Monseigneur Donatien Nshole, Secrétaire général et porte-parole de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), a estimé que la question de la révision ou du changement de la Constitution n’est pas opportune au regard de la situation sécuritaire actuelle, jugée prioritaire.
Pour l’Église catholique, il serait hasardeux d’ouvrir ce chapitre dans un contexte qui n’est pas consensuel.
“La position de la CENCO n’a pas changé. Le principe de la révision de la Constitution est constitutionnel. Les évêques se prononcent sur l’opportunité, en fonction des circonstances. Dans le contexte sécuritaire actuel, il serait hasardeux d’ouvrir ce chapitre de la révision de la Constitution, dans un contexte non consensuel”, a-t-il indiqué.
Poursuivant, il a déclaré : “Si les évêques, bien que la révision de la Constitution soit constitutionnelle, la déconseillent dans le contexte actuel, à combien plus forte raison s’agirait-il du changement de la Constitution ?”.
Par ailleurs, le porte-parole de la CENCO a souligné que les évêques restent très vigilants et insistent régulièrement sur le respect de l’ordre constitutionnel.
Dans le même ordre d’idées, il a mis en avant le pacte social initié par les évêques de l’ECC et de la CENCO, précisant que le dialogue politique en constitue un aspect indispensable pour faire face à la situation sécuritaire.
“Les évêques ont insisté pour ne pas confondre cela avec un dialogue visant le partage du pouvoir. Vous comprenez qu’il s’agit d’une offre, une initiative dont l’indispensabilité se confirme avec le temps”, a-t-il conclu.
La rédaction

