Kinshasa, 28 mars 2026- Jean Thierry Monsenepwo, membre de l’Union sacrée, a vivement réagi à la récente sortie médiatique de l’ancien président Joseph Kabila, accordée au média belge La Libre Belgique. Lors d’un point de presse tenu samedi 28 mars, il a dressé un réquisitoire structuré en quatre points majeurs contre l’ex-chef de l’État.
Monsenepwo accuse Joseph Kabila d’assumer ouvertement sa proximité avec le Rwanda, qu’il qualifie d’agresseur de la RDC. Il évoque notamment des faits remontant à 1999, dont l’acquisition d’une résidence à Goma alors sous contrôle du RCD, comme preuve d’une relation ancienne et persistante.
Le cadre de l’Union sacrée dénonce également des propos jugés alarmistes de Kabila, notamment l’évocation d’un “scénario à la soudanaise”. Pour lui, il s’agit d’un ultimatum inacceptable adressé au peuple congolais : engager un dialogue avec lui et ses alliés ou faire face au chaos.
Selon Monsenepwo, les récentes déclarations de l’ancien président lèvent tout doute sur ses relations avec le M23. Il affirme que Kabila vivrait actuellement à Goma sous protection rwandaise, consacrant ainsi, selon lui, une alliance désormais ouverte avec les groupes rebelles actifs dans l’Est du pays.
Enfin, il critique l’attitude de Joseph Kabila face au débat sur la révision constitutionnelle. Rappelant que ce dernier avait lui-même modifié plusieurs articles de la Constitution en 2011, il dénonce une volonté actuelle d’empêcher toute réflexion institutionnelle, qu’il interprète comme une dérive autoritaire.
Au-delà de ces accusations, Monsenepwo a également adressé des critiques à plusieurs acteurs publics, notamment la CENCO, Moïse Katumbi et Francine Muyumba, les appelant à des prises de position qu’il juge plus responsables et ancrées dans les réalités du pays.
Il a par ailleurs mis en avant certains progrès réalisés ces dernières années, citant notamment l’augmentation des réserves de change, l’amélioration de l’accès à l’électricité, ainsi que des avancées en matière de liberté de la presse, de lutte contre la corruption et d’espérance de vie.
Dans un ton ferme, il a conclu en évoquant un « complot contre l’État » impliquant, selon lui, une coalition d’intérêts internes et externes. Il a appelé à l’unité nationale et à la vigilance, tout en annonçant la mise en place d’une « veille stratégique » pour répondre aux attaques contre les institutions.
“L’heure n’est plus à l’hésitation, mais à la fermeté absolue”, a-t-il insisté.

