Kinshasa, 29 mars 2026- L’homme politique congolais Constant Mutamba a appelé, dans une lettre rendue publique samedi 28 mars, depuis son lieu de détention, à la tenue d’un débat “ouvert, apaisé et inclusif” autour de la réforme constitutionnelle en discussion en RDC.
Dans ce message adressé à la Nation, il met en garde contre “deux dérives” qu’il juge préjudiciables au débat démocratique : le rejet systématique, qu’il qualifie de “stérile”, et l’adhésion aveugle, qu’il estime “dangereuse”.
Plaidant pour une approche “responsable”, Mutamba invite les citoyens à adopter une position équilibrée, fondée sur l’esprit critique et le sens de l’intérêt général.
Il insiste également sur la nécessité de préserver les principes fondamentaux de la République. “La République ne se négocie pas. Elle se protège, se renforce et se transmet”, écrit-il.
S’adressant à la jeunesse, l’acteur politique reconnaît la légitimité de son engagement tout en l’exhortant à faire preuve de vigilance. Il l’invite à “ne céder ni au découragement ni à la manipulation” et à participer activement au débat public.
Aux institutions, il lance un appel à la retenue et à la maturité politique, estimant que le contexte actuel doit constituer “une occasion de renforcer la cohésion nationale plutôt qu’un facteur de division”.
Sur le fond, Mutamba considère qu’une réforme constitutionnelle peut être envisagée, dans la mesure où elle répond à l’intérêt général. En revanche, toute initiative guidée par des intérêts partisans devrait, selon lui, être écartée.
Dans sa correspondance, il recentre enfin les priorités nationales sur les questions de sécurité, d’accès à la justice et d’amélioration des conditions de vie des populations, soulignant qu“aucune réforme ne doit fragiliser les principes fondamentaux de la démocratie”.
Par cette prise de position, Constant Mutamba intervient dans un débat sensible, marqué par des tensions croissantes au sein de la classe politique et de la société civile.
La rédaction

