Kinshasa, 7 avril 2026- Le parti politique Envol s’oppose avec fermeté à la décision du gouvernement congolais d’accueillir sur le territoire national des ressortissants expulsés des États-Unis d’Amérique.
Le parti dirigé par Delly Sesanga exprime une “profonde indignation” et estime que la communication officielle du gouvernement ne constitue en rien une clarification suffisante.
“C’est un aveu grave d’impuissance et un bradage de notre dignité ainsi que de notre souveraineté nationales”, dénonce le communiqué signé par la porte-parole Dena Jocelyne, au nom du Comité national. Envol rappelle, à cet effet, que des décisions similaires dans le passé, notamment lors de la crise rwandaise de 1994, ont contribué à plonger le pays dans un cycle de violences dont les conséquences persistent encore aujourd’hui.
Pour cette formation politique de l’opposition, la République démocratique du Congo ne saurait être considérée comme une “terre de relégation”. Elle qualifie ce projet de “flou, inacceptable et contraire aux intérêts supérieurs de la nation”.
Envol critique également ce qu’il considère comme une externalisation de la politique migratoire américaine vers la RDC. “Accueillir des personnes expulsées par un autre État constitue, par essence, un transfert de responsabilité qui porte atteinte à notre souveraineté”, insiste le parti, dénonçant le manque de transparence autour de ce dispositif.
Face à cette situation, Envol exige la suspension immédiate de la mise en œuvre de cette mesure, ainsi que la publication intégrale des termes de l’accord en discussion ou déjà conclu avec les autorités américaines.

