Kinshasa, 9 avril 2026- La tension est vive à la direction générale de la SNEL. Les agents de cette entreprise publique manifestent ce jeudi 9 avril, pour protester contre un projet du conseil d’administration visant à scinder la société en trois entités distinctes : la production, le transport et la distribution de l’électricité.
Selon Richard Kama, permanent de la Renaissance Syndicale du Congo (RSC), une structure membre de l’intersyndicale de la SNEL SA, cette option est jugée “suicidaire” par les travailleurs.
“Nous avons appris que le président du conseil d’administration a convoqué une réunion ce jeudi afin de lever l’option sur l’émiettement de la SNEL en trois parties. Cela ne passera pas. Ils veulent tuer la société, comme on le voit avec l’Onatra qui n’arrive plus à décoller”, a-t-il déclaré.
Dans l’entendement des syndicalistes, cette opération qualifiée de “démantèlement” ou d“éclatement” pourrait entraîner une privatisation progressive de l’entreprise, des pertes d’emplois ainsi qu’une fragilisation du service public de l’électricité.
Il convient toutefois de préciser que cette option n’a pas encore été officiellement adoptée. Elle figure parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion convoquée ce jeudi par le président du conseil d’administration, Luc Badibanga.
Parmi les autres sujets à examiner figurent notamment la modification du règlement d’ordre intérieur, en lien avec la réduction du seuil d’engagement du Directeur général, conformément à la décision n° AGO/02/2026/001 du 26 février 2026. La mise en place et le calendrier de la task force chargée de finaliser le plan stratégique notamment le plan quinquennal 2026-2030 ainsi que l’alignement du budget 2026, tel que prévu par la décision n° AGO/02/2026/002 du 26 février 2026, sont également au programme.
La Rédaction

