Bunia, 16 avril 2026- Face à une situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, Paul Babangu Wababu, député national, a adressé une question orale avec débat au gouvernement, centrée sur l’arrivée massive de réfugiés sud-soudanais ainsi que sur la présence d’éleveurs Mbororo dans plusieurs provinces du Nord-Est.
Dans sa correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, l’élu évoque une situation jugée préoccupante dans le territoire d’Aru, en province de l’Ituri. Selon lui, l’afflux important de réfugiés, bien que motivé par des crises humanitaires, soulève des inquiétudes quant à ses impacts sur la sécurité locale.
L’élu souligne que cette dynamique migratoire rappelle des épisodes passés, notamment les conséquences de l’installation prolongée de réfugiés dans la région, qui avaient contribué à fragiliser la stabilité de l’Est du pays.
Il ajoute, par ailleurs, qu’au-delà de l’Ituri, la problématique s’étend aux provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, où la présence d’éleveurs Mbororo est pointée du doigt. Une situation qui, selon le député, accentue les tensions communautaires et frontalières, dans un contexte déjà marqué par une forte insécurité.
Ainsi, face à ces défis, Paul Babangu insiste sur la nécessité pour l’État congolais d’anticiper plutôt que de subir les événements. Il appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour :
- encadrer les mouvements migratoires ;
- renforcer la sécurité dans les zones concernées ;
- garantir la cohésion sociale entre communautés locales et populations déplacées.
Dans sa démarche parlementaire, l’élu pose notamment deux questions majeures :
Quelles mesures anticipatives sont mises en place pour gérer les arrivées massives de réfugiés et limiter leurs impacts négatifs ?
Quelles dispositions sont prévues pour assurer un contrôle efficace des frontières et préserver la souveraineté nationale ?
Une interpellation dans un contexte sécuritaire fragile
Cette initiative intervient alors que l’Est de la RDC reste confronté à des défis sécuritaires persistants.
Enfin, ce député national de la circonscription d’Irumu appelle à une vigilance accrue face aux nouvelles dynamiques susceptibles de déstabiliser davantage la région.
Denis MUNGURIEK AN

