Kinshasa, 17 avril 2026- Le 24 avril prochain, le parti Alliance pour le changement (A.Ch.), dirigé par Jean‑Marc Kabund, commémore un double événement : la première année de sa reconnaissance officielle par le ministère de l’Intérieur et, selon ses responsables, quatre ans d’existence depuis sa création. Une célébration prévue à Kinshasa, sous forme de meeting populaire, qui se veut autant symbolique que stratégique pour cette formation en quête d’influence.
Issue de la rupture avec Félix Tshisekedi, l’A.Ch. s’est rapidement positionnée comme une force d’opposition assumée. Se revendiquant d’une ligne social-démocrate, elle prône un profond renouvellement de la gouvernance. L’obtention récente de son arrêté d’enregistrement marque une étape clé, transformée par ses dirigeants en levier politique pour renforcer sa visibilité et sa légitimité.
Au fil des derniers mois, Kabund s’est imposé comme l’une des figures les plus actives de l’opposition, enchaînant prises de parole et mobilisations, y compris dans l’espace public. Son parcours, de l’incarcération à son retour au premier plan, alimente un discours centré sur la rupture avec ce qu’il considère comme les causes des défaillances sociales et sécuritaires, notamment dans l’Est du pays.
En juin 2025, il a franchi un cap supplémentaire avec la mise en place de la Coalition de la gauche congolaise, qu’il présente comme une alternative structurée au pouvoir en place. Cette plateforme regroupe aujourd’hui une dizaine de partis politiques et près de quarante organisations de la société civile, illustrant une volonté d’élargir son assise au-delà de son parti.
Sur le plan programmatique, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale met en avant la justice sociale et la sécurité comme priorités. Se réclamant de l’héritage de Étienne Tshisekedi et ancien cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Kabund affirme son attachement aux principes républicains. Il plaide pour des réformes ambitieuses, tout en excluant toute remise en cause de la Constitution, et continue de défendre l’idée d’un dialogue inclusif pour sortir des crises récurrentes.
À travers cette dynamique, l’Alliance pour le changement ambitionne désormais de s’imposer comme un acteur incontournable du paysage politique congolais, aussi bien à Kinshasa que dans les provinces.

