Kinshasa, 20 avril 2026- Contrairement aux nombreuses voix qui s’élèvent pour dénoncer l’insécurité grandissante en République démocratique du Congo, particulièrement dans les grandes villes, Maître Franck Kalolo, coordonnateur du Centre de réflexion juridique de lutte contre l’impunité (CRJLI), adopte une approche résolument prospective.
Sans détour, il a formulé une batterie de propositions à l’attention du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, en vue d’éradiquer les différents phénomènes d’insécurité relevant de son secteur.
Pour lui, le monitoring constitue un levier essentiel dans la prévention et la lutte contre la criminalité, notamment à travers l’installation de caméras de surveillance dans les espaces publics.
Dans la même logique, Franck Kalolo appelle les autorités à engager des réformes structurelles.
“Les réformes doivent s’accompagner de lois, et surtout être efficaces en se projetant sur le long terme”, a-t-il déclaré.
L’équipement de la police figure également parmi ses priorités, tout comme la vulgarisation des lois et de leurs mesures d’application, afin de permettre à la fois aux forces de l’ordre et aux citoyens de partager une compréhension commune des règles en vigueur.
Ces propositions interviennent dans un contexte marqué par une pression politique croissante autour de la gestion de la sécurité. À l’Assemblée nationale, un député a récemment exigé la déchéance du ministre de l’Intérieur à travers une motion de défiance.
Parallèlement, le sénateur de la ville de Kinshasa, Gecoco Mulumba, est monté au créneau, qualifiant le commissaire divisionnaire de la Police nationale d’« incompétent » face à la recrudescence de l’insécurité dans la capitale.
Pendant ce temps, la population, elle, semble livrée à elle-même, ne sachant plus à quel saint se vouer. Braquages, vols à main armée et phénomènes de « Kuluna » rythment désormais le quotidien, au point qu’aucune journée ne semble s’écouler sans incident sécuritaire.

