Kinshasa, 22 avril 2026- Une initiative portée par l’Ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo, avec le concours de Maître Blaise Ekongola, relance le débat sur les conditions d’accès aux fonctions publiques en RDC, dans un contexte marqué par les séquelles de conflits armés et les enjeux de gouvernance post-conflit.
Le texte a été déposé, mercredi 22 avril, auprès du député national Lambert Mende en vue d’une éventuelle transmission au Parlement, sous forme de proposition de loi ou de recommandations parlementaires.
Il s’inscrit dans une réflexion visant à encadrer l’intégration des anciens acteurs de rébellions armées au sein des institutions de l’État.
« Toute personne ayant participé, de manière directe ou indirecte, à une rébellion armée contre l’État ne peut accéder à une fonction publique élective ou nominative qu’après avoir fait l’objet d’un processus individuel de justice transitionnelle, conforme aux principes constitutionnels et aux engagements internationaux de la République, incluant l’établissement de la vérité, l’évaluation des responsabilités et, le cas échéant, des mesures de réparation, de réhabilitation ou de sanction”, a déclaré Jean Thierry Monsenepwo.
Les initiateurs estiment que la répétition des cycles de rébellions, suivies de négociations politiques et d’intégrations institutionnelles sans mécanismes suffisants de reddition de comptes, fragilise durablement la stabilité de l’État et la confiance dans les institutions.
Le texte plaide ainsi pour une approche structurée de justice transitionnelle, considérée comme une étape préalable à toute intégration dans les fonctions publiques, afin de renforcer la responsabilité individuelle et collective.
Cette proposition pourrait alimenter les discussions au sein du Parlement et de la classe politique sur les conditions de consolidation de l’État de droit et la gestion durable des périodes post-conflit en République démocratique du Congo.

