Bunia, 30 avril 2026- La célébration de la Journée nationale de l’enseignement a mis en lumière les progrès réalisés dans le secteur éducatif. Cependant, derrière cet élan positif, plusieurs défis majeurs continuent de freiner le bon fonctionnement du système scolaire dans la province de l’Ituri.
Parmi les difficultés les plus préoccupantes figure la surcharge des classes, conséquence directe de l’afflux d’élèves, notamment ceux déplacés par l’insécurité dans certaines zones rurales.
D’après Jonathan Réhéma, responsable de la gestion et de la supervision des écoles primaires, secondaires et techniques de la sous-division, dans plusieurs établissements, les effectifs dépassent largement les capacités d’accueil, impactant la qualité de l’apprentissage ainsi que le suivi pédagogique.
À cela s’ajoute le manque criant d’infrastructures scolaires. Certains sites, comme ceux de Kigonze et de l’ISP, peinent à répondre aux besoins croissants. Les salles de classe, insuffisantes et parfois délabrées, obligent enseignants et élèves à évoluer dans des conditions peu propices à un enseignement efficace.
Malgré ce contexte, les autorités éducatives locales reconnaissent les efforts en cours pour améliorer la situation. Des initiatives sont envisagées pour renforcer les capacités d’accueil et encourager l’orientation vers les filières techniques, en adéquation avec les priorités nationales.
Face à ces enjeux, les acteurs du secteur appellent à une mobilisation accrue des pouvoirs publics et des partenaires éducatifs. L’objectif reste clair : garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants de Bunia, en dépit des contraintes structurelles persistantes.
Denis MUNGURIEK AN

