Mayuano, 8 mai 2026- Le bilan de la dernière attaque attribuée aux combattants d’Allied Democratic Forces (ADF), survenue jeudi 7 mai 2026 à Biakato, chef-lieu de la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, s’est alourdi. Il atteint désormais 21 morts.
Selon le bilan actualisé communiqué ce vendredi par Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’ONG APDEF Mambasa, Parmi les victimes, quatorze corps ont été retrouvés à Lalia, un corps à Vatican ainsi que deux autres sur la route Kotakoli. Deux dépouilles se trouvent encore à Central mais n’ont pas pu être récupérées jusqu’à présent en raison de l’insécurité persistante dans cette zone.
Ram’s Malikidogo indique que le bilan des blessés fait également état de trois personnes atteintes par balles. L’une d’elles a succombé à ses blessures ce vendredi. Cette mort a aggravé davantage le nombre des victimes. Selon des sources locales, après leur passage à Vatican, les assaillants ont pris la direction de Kawame où une autre personne a été tuée.
Sur place, un camp des miliciens UPLC a été incendié tandis que plusieurs éléments de ce groupe armé auraient été capturés par les ADF. Cette situation soulève plusieurs interrogations au sein de la population sur l’efficacité des groupes d’autodéfense dans la sécurisation des civils face aux incursions rebelles.
Plusieurs habitants restent toujours portés disparus, parmi lesquels Papa Salu et son fils, qui figureraient parmi les otages emmenés par les assaillants. D’importants dégâts matériels ont également été enregistrés. Le bilan matériels fait état de six motos incendiées, deux maisons réduites en cendres ainsi qu’une boutique pillée avant d’être incendiée.
Ce vendredi 8 mai 2026, la situation demeure tendue dans plusieurs villages de la région. Certaines zones restent inaccessibles à cause de la présence présumée des assaillants et plusieurs familles continuent de rechercher leurs proches disparus.
Cependant, rapportent des sources locales, aucune poursuite des rebelles n’avait encore été signalée jusqu’à ce vendredi, soit au lendemain de l’attaque. Une situation qui alimente colère, peur et désolation au sein de la population locale.
Nos efforts pour joindre les autorités militaires n’avaient pas encore abouti au moment de la rédaction de cet article. Leur réaction reste toutefois attendue dans les prochaines heures.
Roger KAKULIRAHI, à Mambasa.

