Bunia, 20 mai 2026- Une attaque attribuée aux combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait au moins 17 morts dans la nuit du mardi 19 mai 2026 au village d’Alima, situé à environ 7 km au nord de Biakato-centre, dans la chefferie de Babila-Babombi, territoire de Mambasa (Ituri). Selon les informations recueillies sur place et confirmées par des acteurs de la société civile locale, les assaillants ont ciblé des civils, causant également d’importants dégâts matériels.
Le bilan provisoire fait état de 17 personnes tuées, dont cinq membres de la communauté pygmée, selon Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF Mambasa. Il précise que ce chiffre pourrait encore évoluer en raison de l’inaccessibilité de certaines zones touchées. Peresi Mamboro, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSC) dans la chefferie de Babila-Babombi, confirme également cette évolution du bilan, initialement estimé à 11 morts avant d’être révisé à 17 après recoupement des informations du terrain.
D’après les mêmes sources, les assaillants ont incendié un hôtel, plusieurs kiosques commerciaux ainsi que des habitations. Trois motos ont été brûlées et plusieurs chèvres emportées lors de leur passage. Des témoins rapportent que les assaillants auraient été aperçus vers 11 heures locales dans la zone d’Alima, avant de procéder à des exécutions, dont celle de deux personnes dès leur arrivée.
Malgré l’alerte donnée aux services de sécurité, l’intervention n’a pas permis d’empêcher l’attaque, indiquent les sources locales citées par Ram’s Malikidogo et Peresi Mamboro. Les violences ne se seraient pas limitées à Alima : le mercredi 20 mai 2026, une autre incursion aurait été signalée à Manyama, où au moins deux personnes auraient été tuées selon des informations encore provisoires, tandis que des mouvements d’assaillants et des incendies de cases auraient été observés dans plusieurs agglomérations voisines.
Face à la progression présumée des assaillants, des alertes ont été lancées à l’endroit des populations des villages Kundu, Pakwida, Kasoko, Mitume, Lelesi, Luhindi, Kanyotha, Mabangungu, Dondola, Mahu, Vukutse, Wamba, Kalongo, Mabuho, Amani et Musiko, appelant à une vigilance accrue. Les acteurs locaux de la société civile, notamment Ram’s Malikidogo et Peresi Mamboro, appellent les autorités à renforcer de toute urgence les dispositifs sécuritaires afin de protéger les civils dans cette partie du territoire de Mambasa.
Roger KAKULIRAHI, à Mambasa.

