Kinshasa, 5 juin 2026- Lors d’un briefing presse conjoint avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le ministre de la Santé publique, le Dr Roger Samuel Kamba, a indiqué que la RDC totalise à ce jour 381 cas confirmés d’Ebola. Selon lui, près de 95 % des infections sont enregistrées en Ituri, faisant de cette province l’épicentre de l’épidémie.
Le Nord-Kivu compte 19 cas confirmés tandis que le Sud-Kivu en recense trois. Le ministre a insisté sur le fait qu’aucun autre foyer n’a été identifié ailleurs dans le pays, appelant la population à ne pas se fier aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux.
Depuis le début de l’épidémie, 63 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité inférieur à 17 %. Une situation qui, selon les autorités sanitaires, confirme le caractère moins létal de la souche Bundibugyo par rapport à d’autres souches du virus Ebola.
Sur le terrain, la riposte s’est renforcée avec l’extension du réseau de laboratoires et l’amélioration des capacités de dépistage. Grâce à la méthode RapidOne et à l’installation de nouvelles infrastructures, notamment un laboratoire à Mongwalu en Ituri, les résultats des analyses sont désormais disponibles dans un délai maximal de 24 heures.
Le gouvernement souligne également des progrès dans le suivi des contacts. Le taux de traçage est passé d’environ 9 % au début de l’épidémie à 55,5 % actuellement. Les autorités visent désormais un taux de 90 % afin de mieux anticiper l’apparition de nouveaux cas et de freiner la propagation de la maladie.
À ce jour, environ 233 personnes sont hospitalisées dans différentes structures sanitaires, tandis que 25 zones de santé restent affectées, dont 17 en Ituri, 7 au Nord-Kivu et une au Sud-Kivu.
Pour les autorités sanitaires, ces résultats traduisent un renforcement progressif du dispositif national de riposte, même si l’Ituri demeure le principal foyer de préoccupation avec l’écrasante majorité des cas enregistrés dans le pays.

