Kinshasa, 5 juin 2026- À deux jours de sa prise de position officielle sur le débat autour de la Constitution, l’Église du Christ au Congo (ECC) a auditionné, vendredi 5 juin, plusieurs figures politiques représentant les deux camps opposés à la révision ou au changement de la loi fondamentale.
Ces consultations s’inscrivent dans le cadre de la 66ᵉ session extraordinaire du Comité exécutif national de l’ECC.

Premier à être reçu, le professeur André Mbata, secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, a défendu la nécessité d’une réforme constitutionnelle. Selon lui, certaines dispositions de la Constitution actuelle limitent l’action du chef de l’État et ne répondent plus aux aspirations de la population congolaise.
L’opposant Martin Fayulu, président de l’ECiDé, a quant à lui réaffirmé son rejet de toute initiative de révision constitutionnelle dans le contexte actuel. Il estime que la priorité devrait être accordée à la préservation de l’unité nationale, soutenant que le pays traverse une période qui ne se prête pas à un tel débat.
Représentant l’UDPS, Augustin Kabuya a également plaidé en faveur d’un changement de la Constitution. Il a soutenu que le texte en vigueur constitue un obstacle à la mise en œuvre de la vision du président de la République et à l’exercice de certaines de ses prérogatives.
À l’issue des échanges, le directeur de cabinet adjoint du président national de l’ECC, le pasteur Maurice Mondengo, a indiqué que les responsables de l’Église poursuivraient leurs analyses avant de communiquer leur position.
Selon lui, l’objectif de ces auditions était de permettre à l’ECC d’entendre les arguments des différentes parties afin d’éclairer sa réflexion avant de s’adresser à l’opinion publique.
Sauf changement de dernière minute, la position officielle de l’Église du Christ au Congo sur le maintien, la révision ou le changement de la Constitution devrait être rendue publique le dimanche 7 juin.

