Kinshasa, 5 juin 2026- L’Assemblée nationale a adopté, ce vendredi, le projet de loi portant organisation et fonctionnement des marchés boursiers en République démocratique du Congo. Ce texte, considéré comme une réforme majeure du système financier national, vise à doter le pays d’un cadre juridique moderne pour le développement des marchés financiers et la mobilisation des investissements.
La séance plénière a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, assisté des membres du Bureau, notamment Isaac Jean-Claude Tshilumbayi, Christophe Mboso, Chimène Polipoli et Grâce Neema.
Les travaux se sont déroulés dans un contexte particulier marqué par la commémoration du 26ᵉ anniversaire de la Guerre de Six Jours de Kisangani. Un moment de recueillement a été observé en mémoire des victimes de ce conflit ayant opposé les armées rwandaise et ougandaise et causé d’importantes pertes humaines et matérielles.
À cette occasion, Aimé Boji Sangara a salué les efforts du président de la République, Félix Tshisekedi, pour la prise en charge des victimes à travers le Fonds spécial de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Sur le volet législatif, les députés nationaux ont examiné le rapport de la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire, présenté par la questeure Chimène Polipoli. Le rapport met en avant les innovations apportées par cette réforme ainsi que son importance dans la modernisation de l’architecture financière congolaise.
Le projet de loi adopté prévoit notamment la création d’une bourse des valeurs mobilières et d’une bourse des marchandises. Selon ses promoteurs, cette réforme permettra de faciliter la mobilisation des capitaux, de renforcer le financement des entreprises, de soutenir le secteur privé et de stimuler la croissance économique.
À l’issue du vote article par article, le texte a été adopté à l’unanimité des députés présents, avec 347 voix pour, sans aucune opposition ni abstention.
Pour le président de l’Assemblée nationale, ce large consensus traduit la volonté de la Chambre basse d’accompagner les réformes destinées à moderniser l’économie nationale et à renforcer l’attractivité financière du pays.
Conformément à la procédure législative, le projet de loi sera désormais transmis au Sénat pour examen et seconde lecture avant son éventuelle promulgation par le chef de l’État.

