[RDC-Kinshasa] Viol d’une mineure du collège Révérend Kim : l’Ucofem exige justice

(Kinshasa, le 12 juin 2019)-Le procès de viol d’une mineure de 13 ans et élève au collège Révérend Kim se poursuit sans désemparé au tribunal pour enfants près le tribunal de grande instance/Kinshasa Gombe. Le verdict sera rendu sauf imprévu le 19 juin prochain.

L’union congolaise des Femmes des Médias,  Ucofem en sigle qui ne ménage aucun effort dans la lutte contre les violences faites à la femme et aux jeunes filles, demande au tribunal pour enfants qui détient le dossier, de le traiter sans complaisance et d’infliger des sanctions exemplaires aux acteurs.
Selon Anna Mayimona Ngemba abordée par DEPECHE.CD, présidente de cette structure, la RDC a des lois qui condamnent le viol, le cas échéant est une flagrance qui nécessite des lourdes peines à infliger aux auteurs cela malgré, les influences de tout côté.
« l’ucofem ne demande qu’une seule chose, que justice soit rendue parce que c’est un cas de flagrance, c’est une infraction qui est punissable, nous avons des lois qui condamnent les viols dans ce pays on en a déjà beaucoup vu » révèle-t-elle

Elle soutient l’hypothèse selon laquelle « notre pays à besoin d’une justice forte et pour y arriver, il faut que tout le monde participe, c’est pour cela que nous demandons au tribunal pour enfants qui juge ce cas, d’user de beaucoup responsabilité en se basant sur les lois car, elles sont claires. Et ici, il s’agit d’un crime qui a été prémédité  » ajoute-t-elle.

Pour Rappel, la fille de 13 ans violée est élève inscrite en 2ième année secondaire au collège Révérend Kim, école située sur l’avenue du 24 novembre dans la commune de Lingwala/Kinshasa. Elle a été la cible d’un groupe d’élèves de 1 ère et 3 ième année qui a avaient décidé d’organiser une fête le 17 mai dernier, sponsorisée par leurs parents indirectement qui leur avaient accordé l’argent de poche et autres facilités dignes de princes.

L’un d’eux n’hésite pas à louer un appartement dans lequel il a accompli sa salle besogne après avoir drogué la fille via la boisson.
Certaines indiscrétions de la famille du principal violeur révèlent que son père, fils Autsaï, proposerait 20 mille USD à la mère de la fille violée pour qu’elle retire sa plainte connaissant que les tests médico-légaux ont prouvé qu’il y a eu viol.

Et comme prime au viol, le papa chercherait à envoyer son fils violeur en France pour soit disant le punir. Entre-temps, le procès a débuté depuis le mercredi 22 mai au Tribunal pour enfants dans la commune de Kinshasa et s’est poursuivi lundi 11 juin dernier. Pendant ce temps, les présumés coupables qui ont été libérés conditionnellement moyennant 700$ à chacun, se sont présentés à l’école comme ayant triomphé d’une guerre.

 

Jean Baptiste Kabeya/DEPECHE.CD

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