Mambasa, 22 Octobre 2024- Il s’observe depuis quelques jours une hausse vertigineuse du prix de la mesure de l’huile sur le marché de Oicha, au territoire de Beni, au Nord-Kivu. Cette situation inhabituel, pousse des habitants consommateurs de cette denrée à hausser le ton.
Selon le constat fait par Depeche.cd, un bidon de 20 Litres de l’huile végétale est passé de 84.000Fc à plus de 1010.000Fc. Cette hausse inexpliquée inquiète déjà des habitants à Oicha. Pour le moment, les vraies raisons de cette flambée de prix ne sont pas connues. Une bouteille qui jadis se négociait à 3.500 FC est passé à 5.000 francs congolais.
Des conséquences chez les revendeurs des baignés et frites
Rencontrées au centre d’Oïcha, en pleine vente des frites et baignés, certaines commerçantes affirment que la hausse du prix impacte négativement leur activité commerciale.
“Nous ne savons plus quoi faire à cause du prix de l’huile. Aujourd’hui, on ne sait plus tirer des profits dans notre commerce. Nous ne savons pas la cause de cette hausse”, ont-elles déclarées.
La FEC invite à l’implantation des usines de transformation locale de l’huile
Ce n’est plus un secret pour personne. Le prix de l’huile végétale est en hausse en Oicha, chef-lieu du territoire de Beni. Les consommateurs haussent le ton. Pour pallier à cette situation, la fédération des entreprises du Congo (FEC) invite le gouvernement à l’implantation des usines de fabrication et transformation de l’huile végétale pour éviter des désagréments sur le marché. Kanamungoya Kamabu, président de cette structure, pense que cette implantation constituera une solution durable.
“Nous n’avons pas le choix, car nous dépendons des pays voisins. Nous devons donc nous conformer à cette situation. Au cas contraire nous pouvons demander à notre gouvernement de nous aider par l’implantation des usines pour la transformation local de notre huile. Si nous transformons localement, le prix ne galopera plus”, a-t-il déclaré.
Cette situation est aussi reconnue par le service de l’économie en territoire de Beni. Selon une source au sein de cette structure cette situation serait dûe au faible exportation de cette denrée de vie dans la zone. Toutefois, notre personne ressource a promis s’exprimer ultérieurement après récolte des données.
Roger KAKULIRAHI









