Goma-Plus de 3000 âmes fauchées : Patrick Muyaya note une absence de condamnation claire du duo CENCO-ECC sur le carnage

Kinshasa, 11 fevrier 2025- Le porte-parole du gouvernement a réagi lors du briefing presse sur une question en rapport avec l’initiative des prélats catholiques et protestants sur une dialogue en vue de la de trouver de solutions sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.

De prime abord, Patrick Muyaya a estimé que pour le moment l’urgence serait pour les princes de l’église de condamnation de manière formelle le carnage de plus de 3000 personnes ayant perdu la vie dans l’occupation de la ville de Goma, par les forces de l’armée rwandaise et leurs supplétifs du M23/AFC.

“C’est plus de 3.000 Congolais qui sont morts dans des conditions effroyables ! Je n’ai pas entendu les Princes de l’église, nos pères condamné de manière claire cette barbarie. Ceux qui sont morts sont des Congolais, leurs fidèles. Il faut d’abord faire la démarcation entre une démarche qui vise à proposer un pacte social pour la paix et la condamnation des faits d’une horreur qui se sont produits sur place. Aujourd’hui, l’urgence pour eux devrait être de dénoncer d’abord ce mal qui vient du voisin que nous connaissons”, a souligné le ministre Muyaya.

S’agissant de la démarche des clergés visant à l’organisation d’un dialogue national en vue de la paix, le ministre de la communication a déclaré que le Président n’a mandé personne.

“Pour ce qui concerne leur démarche, mais le premier qui veut la paix en RDC, c’est le président de la République. Le président de la République ne leur a donné un mandat quelconque. C’est une nuance de taille. Ils ont vu le président, ils avaient des propositions mais le président de la République ne leur a pas donné un quelconque mandat pour l’engager”, a-t-il laissé entendre.

Le 3 février dernier, le président de la République avait reçu, sur leur demande, les responsables de l’église catholique et du Christ au Congo. Ces derniers étaient porteurs d’un projet de cohésion nationale visant à sortir le pays de la crise “sans bain de sang”.

Ils ont multiplié des rencontres avec d’autres acteurs politiques de la RDC notamment Fayulu, Kamerhe, Sama, Sessanga. Les princes de l’église ont également estimé qu’il faille rencontrer les responsables du M23/AFC pour les invités à la table du dialogue. Une position toujours rejetée par le pouvoir en place arguant qu’il ne peut pas négocier avec un mouvement terroriste.

Cédric BEYA 

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