Bukavu, 5 juin 2025- À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, les responsables du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) ont lancé un appel pressant pour la préservation de la biodiversité unique de ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ils ont particulièrement interpellé les auteurs de l’exploitation illégale de ses ressources naturelles, soulignant les menaces croissantes pesant sur l’intégrité écologique du parc.
“À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée le 5 juin de chaque année, le Parc national de Kahuzi-Biega interpelle tous ceux qui exploitent illégalement ses ressources et détruisent sa biodiversité. Cette biodiversité est essentielle pour la protection de notre environnement et mérite d’être préservée”, peut-on lire sur les plateformes de communication du parc.
Le PNKB a également exprimé sa gratitude envers les organisations de la société civile environnementale, les membres des communautés locales et les leaders communautaires pour leurs efforts de sensibilisation, d’alerte et de plaidoyer en faveur de la protection de la biodiversité unique de ce patrimoine mondial. Il les a appelés à défendre sans relâche ce patrimoine, surtout en ces temps de conflit armé qui déchire la RDC, particulièrement dans le Nord et le Sud-Kivu.
Malgré les mesures prises, telles que l’arrêté provincial signé en novembre 2024 par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, interdisant toute forme d’exploitation minière et forestière au sein du parc, la situation reste préoccupante.
Des rapports récents indiquent que des jeunes armés, identifiés dans le village de Biega Kasirusiru, dans le groupement Kalonge, territoire de Kalehe, sont responsables d’actes de déforestation, utilisant des tronçonneuses pour abattre les arbres et fabriquer des planches et du charbon de bois destinés à la vente sur les marchés locaux.
Le PNKB, qui abrite des espèces emblématiques telles que le gorille de Grauer, est aujourd’hui gravement menacé par l’exploitation illégale de ses ressources naturelles et les conflits armés dans la région.
Les autorités et les acteurs de la société civile appellent à une mobilisation collective pour préserver ce sanctuaire de biodiversité pour les générations futures.
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