Mayuano, 16 Août 2025 : Le village de Mayuano, situé sur la Route nationale numéro 44 en territoire de Mambasa (Ituri), fait face à une crise sociale qui inquiète de plus en plus les habitants. La jeunesse locale est fortement exposée à la consommation abusive d’alcool et de drogues, au point de compromettre son avenir.
À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, Dieu merci Bin Agbaka, président du Conseil local de la jeunesse de Mayuano, a dressé un tableau sombre de la situation. Selon lui, une simple ronde dans quelques ménages a suffi pour découvrir deux sacs entiers de chanvre, preuve de l’ampleur du problème. “ C’est un constat amer ”, a-t-il regretté, tout en appelant les services de sécurité à s’impliquer sérieusement pour mettre fin à la commercialisation de l’alcool et de la drogue dans le village.
Un phénomène qui détruit l’avenir des jeunes
D’après Dieu merci Bin Agbaka, la consommation précoce d’alcool fortement alcoolisé et de drogues entraîne une dépravation inquiétante des mœurs. Plusieurs jeunes abandonnent les études, sombrent dans la délinquance ou s’enfoncent dans l’oisiveté. Les cas de violences, de vols et de conflits familiaux se multiplient, alimentant un climat d’insécurité et de désespoir.
Les parents, témoigne encore le président du Conseil local de la jeunesse, peinent à contrôler leurs enfants. Il explique que l’alcool et les drogues se vendent à ciel ouvert, souvent à proximité des écoles ou des lieux de loisirs, aggravant ainsi la vulnérabilité des jeunes.
Les services de sécurité pointés du doigt
Dans ses propos, Dieu merci Bin Agbaka accuse les services de sécurité de complaisance. « Lorsque nous demandons des explications, on nous dit que le chanvre et l’alcool appartiennent aux autorités », rapporte-t-il. Ces allégations jettent un doute sur la volonté réelle des forces de l’ordre de combattre ce fléau.
Un appel pressant à l’action
Le président du Conseil local de la jeunesse de Mayuano insiste sur l’urgence de mesures concrètes : multiplier les contrôles, sanctionner les trafiquants et sensibiliser la jeunesse sur les dangers liés à l’alcool et aux drogues. Selon lui, sans une réaction rapide des autorités, le village risque de voir disparaître toute une génération dans l’ombre de l’addiction.
Roger KAKULIRAHI.

