Kinshasa, 5 septembre 2025- Le Service national s’impose désormais comme un acteur incontournable dans l’équipement des écoles publiques du pays. Tel qu’annoncé mercredi 3 septembre, le lieutenant-général Kasongo Kabwik, chef de ce service rattaché à la Présidence de la République, a poursuivi la distribution des bancs, passant des écoles officielles aux établissements conventionnés.

Après le Collège Boboto, le Lycée Bosangani et le Lycée Sacré-Cœur, c’était ce vendredi 5 septembre le tour de l’Institut Bobokoli et du Lycée Shaumba de bénéficier de cette campagne “Pas d’école sans bancs”.
La remise a commencé à l’Institut Bobokoli, dans la commune de Ngaliema, où 1.000 bancs-pupitres, réalisés par d’anciens kuluna reconvertis en bâtisseurs, ont été réceptionnés avec satisfaction. Cet établissement crée en 1956, qui accueille chaque année plus de 5.000 élèves, a salué ce geste comme un signal fort.

“Nous célébrons ce symbole d’espoir au moment où l’Est du pays traverse des crises. Le Président de la République ne cède pas sur l’essentiel : l’éducation. Ce geste collectif nous rappelle que la jeunesse formée et unie est notre plus noble riposte face aux ennemis et pour la dignité nationale”, a déclaré le responsable de l’Institut Bobokoli à Delvaux.
La seconde étape a conduit la délégation dans la commune de Lingwala, au Lycée Shaumba, qui a bénéficié de 300 bancs. Une première dotation directe de l’État congolais depuis la création de cette école en 1961.
“Malgré l’immensité de nos forêts, jamais l’État n’avait mis en place un programme national pour doter les écoles de bancs. Il a fallu la vision du Chef de l’État, que nous saluons, et la concrétisation par le Service national. En deux ans seulement, plus de 20 écoles en bénéficient”, a souligné le responsable du Lycée Shaumba.

Ce dernier a par ailleurs formulé une doléance pour que les enseignants soient, eux aussi, dotés de tables et de chaises, afin de poursuivre leur mission dans de meilleures conditions.

Avec cette dynamique, le Service national confirme sa place dans la matérialisation du plan quinquennal du gouvernement. L’objectif : faire de l’éducation nationale congolaise un modèle africain d’ici 2029.
Cédric BEYA









