RDC – Félix Tshisekedi à la Présidence de la CIRGL : Un Leadership qui redéfinit la diplomatie de puissance en Afrique (Par l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo)

Kinshasa, 16 novembre 2025- L’accession ce jour du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la présidence tournante de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), constitue un événement diplomatique majeur. Ce n’est pas un simple passage institutionnel ; c’est l’affirmation renouvelée d’un leadership visionnaire dont l’influence dépasse largement les frontières de la République Démocratique du Congo.

I. Un leadership qui s’impose par les actes et non par les slogans

Dans un continent où les crises géopolitiques se multiplient, Félix Tshisekedi s’est affirmé comme l’un des rares Chefs d’État capables d’allier lucidité stratégique, audace diplomatique et responsabilité continentale.
Son mandat à la tête de l’Union africaine en reste l’illustration la plus éclatante.

Alors que la tension entre l’Égypte et l’Éthiopie autour du Grand Barrage de la Renaissance avait atteint un niveau critique, menaçant d’entraîner une guerre ouverte entre deux puissances de la région, Félix Tshisekedi a su, par un travail patient de médiation, ramener les protagonistes vers un cadre dialogique constructif.

Il a démontré que l’Afrique n’était pas condamnée à subir les crises, mais qu’elle pouvait les penser, les prévenir et les résoudre par elle-même. Sans oublier, la place qu’il a su donner aux femmes africaines et surtout à nos cultures.

II. Un acteur majeur de la stabilité dans l’espace continental.

La contribution du Président Tshisekedi à la stabilité africaine ne s’est pas limitée à la Corne de l’Afrique. La crise tchadienne, née après la disparition du Président Idriss Deby Itno, aurait pu dégénérer en effondrement institutionnel.
Il n’en fut rien, notamment grâce à la posture équilibrée, discrète mais décisive, du Chef de l’État congolais, qui a privilégié la continuité républicaine, la préservation de l’ordre étatique et la cohésion sous-régionale.

Dès lors, le nom de Tshisekedi s’est imposé dans les cercles internationaux comme celui d’un dirigeant capable d’assumer une responsabilité stratégique élargie, au-delà des exigences nationales.

III. Une présidence de la CIRGL à un moment de vérité pour la région.

L’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête de la CIRGL intervient dans un contexte historique.
La région des Grands Lacs fait face à :

  • une agression caractérisée du Rwanda contre la RDC,
  • des mouvements terroristes transnationaux,
  • des tentatives répétées de balkanisation,
  • des ingérences extérieures qui sapent la stabilité collective.

Dans ce paysage tourmenté, la présidence congolaise devra :

  1. Refonder le rôle sécuritaire de la CIRGL autour du principe cardinal : aucune nation ne peut prospérer sur l’insécurité de son voisin.
  2. Accroître la pression diplomatique et institutionnelle contre toutes les forces supplétives opérant dans les Grands Lacs, en particulier le M23 soutenu par Kigali.
  3. Porter la voix de la RDC comme pivot stabilisateur et puissance d’équilibre dans la région.
  4. Promouvoir une architecture régionale de paix fondée sur la coopération économique, énergétique et sécuritaire.

Cette tâche est immense, mais elle correspond à l’ADN politique de Félix Tshisekedi : une diplomatie fondée sur la dignité, la résilience, et la défense des intérêts vitaux de la Nation et du continent.

IV. Une diplomatie offensive qui inspire et rassure.

À l’heure où plusieurs régions du monde s’enfoncent dans l’incertitude, l’Afrique des Grands Lacs a besoin d’un leadership stable, constant et cohérent.

En confiant la présidence de la CIRGL au Chef de l’État congolais, les nations reconnaissent en lui un homme d’État capable de conjuguer dialogue, fermeté, vision et courage politique.

Cette présidence n’est pas seulement une fonction.
Elle est un mandat de combat pour la paix, un devoir de vigilance et une responsabilité historique.

Parce que la stabilité de la région des Grands Lacs n’est pas négociable

Parce que l’Afrique doit écrire ses solutions.
Parce que la RDC n’acceptera plus jamais que son destin soit pris en otage.

Ambassadeur, PCA Jean Thierry Monsenepwo

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