Kinshasa, 18 novembre 2025- Un groupe de sinistrés des inondations survenues du 4 au 5 avril 2025 a organisé, mardi 18 novembre, un sit-in devant l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK) pour dénoncer l’insuffisance des indemnisations perçues, contrairement aux déclarations du ministre provincial de la Santé.
“Nous représentons plus de 5 000 ménages, soit plus de 10 000 personnes touchées par cette inondation. Nous sommes ici pour dénoncer des indemnisations injustes et très faibles, contrairement aux affirmations du ministre de la Santé, le Dr Patricien Gongo, selon lesquelles chaque sinistré aurait reçu 6 000 USD”, a déclaré Bienvenu Mwanza, président des sinistrés.
Ce dernier accuse le ministre provincial de la Santé d’être impliqué dans une gestion opaque du processus.
“Il était important pour nous de venir à l’Assemblée provinciale, où nos élus ont interpellé le ministre, afin d’appuyer leur démarche. Il ne s’agit pas d’un petit groupe de personnes comme certains le prétendent. Comme vous le voyez, la majorité des sinistrés a perçu des montants très modestes”, a-t-il ajouté.
Selon lui, les indemnisations ont varié entre 20 USD et 1 000 USD, bien loin des 6 000 USD annoncés officiellement.
“Certains ont reçu jusqu’à 300 000 CDF ; moi-même, j’ai reçu 500 USD. D’autres n’ont eu que 200, 100, voire 20 USD. Le montant le plus élevé perçu n’a pas dépassé 1 000 USD, et dans des conditions très floues”, a-t-il déclaré.
Les inondations d’avril 2025 avaient touché plusieurs communes de Kinshasa, causant la mort de dizaines de personnes et d’importants dégâts matériels.
Le gouvernement provincial avait alors annoncé une enveloppe destinée à indemniser les ménages sinistrés, avec un montant de 6 000 USD par famille, selon les déclarations officielles. Cependant, plusieurs mois plus tard, de nombreux sinistrés affirment n’avoir reçu que des montants symboliques.
Cette contestation a conduit l’Assemblée provinciale à interroger les autorités impliquées dans la gestion de cette indemnisation. Après son audition la semaine dernière, le ministre provincial de la Santé avait sollicité 72 heures pour répondre aux préoccupations des élus.
MATUMONA

