Kinshasa, 4 décembre 2025- En conférence de presse à Washington, la porte-parole du président Félix Tshisekedi, Tina Salama, a tenu à rectifier plusieurs interprétations qu’elle juge erronées au sujet des discussions en cours entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Elle a expliqué que les engagements envisagés sont largement déformés dans le débat public et que certaines accusations ne reposent sur aucune réalité.
Selon elle, ces pourparlers n’impliquent en aucun cas une quelconque transaction de minerais au profit des États-Unis, la RDC conservant l’intégralité de son autorité sur ses ressources.
Elle a également rejeté la lecture selon laquelle il s’agirait d’un échange entre stabilité et richesses du sous-sol, rappelant que l’objectif poursuivi est de couper l’approvisionnement financier des groupes armés qui exploitent ces ressources pour entretenir la guerre.
Tina Salama a par ailleurs insisté sur le fait qu’aucune démarche ne vise à instaurer une forme de tutelle étrangère, affirmant que les dispositifs à l’étude reposent sur une coopération équilibrée et solidement encadrée par le droit.
Elle a aussi précisé qu’aucun territoire, y compris les parcs nationaux comme celui des Virunga, n’est concerné par un partage ou une concession de quelque nature que ce soit.
Elle a présenté l’ensemble comme un cadre cohérent visant à mettre fin à trois décennies de conflits, à permettre au gouvernement de reprendre pleinement possession de son territoire ainsi que de ses richesses, et à faire en sorte que ces dernières soient enfin transformées en bénéfices concrets pour la population.
Pour le président Félix Tshisekedi, a-t-elle rappelé, la ligne directrice reste immuable : la prospérité issue de ces efforts doit être vécue directement par les Congolais.
La rédaction

