Beni, 7 janvier 2026- La rentrée scolaire du deuxième trimestre, initialement prévue, mardi 6 janvier 2026, s’est effectuée de manière très timide dans plusieurs localités de la sous-division de Njiapanda, en territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Une situation largement attribuée à la persistance de l’insécurité provoquée par l’activisme des rebelles présumés des ADF dans cette partie de la province.
Selon le constat effectué sur le terrain, seules quelques écoles situées à Njiapanda-centre et à Kambau ont enregistré une reprise partielle des activités scolaires. Quelques élèves ont regagné timidement les salles de classe, mais avec une affluence nettement inférieure à la normale. Les enseignants, eux aussi, se sont présentés en effectif réduit, traduisant un climat de peur encore palpable au sein de la communauté.
En revanche, dans les agglomérations de Manguredjipa et Byambwe, durement affectées ces dernières semaines par des attaques attribuées aux ADF, aucune reprise n’a été observée. Les établissements scolaires y sont restés complètement fermés, les parents refusant d’exposer leurs enfants aux risques sécuritaires persistants.
Les responsables scolaires de la sous-division tirent la sonnette d’alarme. Ils rappellent que les élèves totalisent déjà plus de quarante et un jours d’interruption forcée des cours, un retard pédagogique qui risque d’hypothéquer sérieusement l’année scolaire en cours si des mesures urgentes ne sont pas prises.
Intervenant à ce sujet, monsieur Pekeyake Masoli, cadre de la Nouvelle Société Civile dans le secteur de Bepere, a appelé les forces de défense et de sécurité notamment les FARDC, l’UPDF et les Wazalendo à intensifier les opérations de traque de l’ennemi. Selon lui, le retour effectif des élèves à l’école reste étroitement lié au rétablissement d’un climat sécuritaire rassurant.
“Tant que les parents continueront à vivre dans la peur, les enfants resteront à la maison. Nous demandons aux forces engagées sur le terrain de redoubler d’efforts pour neutraliser l’ennemi et sécuriser durablement les zones habitées afin de sauver l’éducation de nos enfants”, a-t-il déclaré.
La communauté éducative locale espère désormais une amélioration progressive de la situation sécuritaire afin de permettre la reprise normale des cours et la récupération du temps scolaire perdu, condition indispensable pour garantir l’avenir académique de milliers d’élèves de cette région.
Roger KAKULIRAHI









