Kinshasa, 5 février 2026- En mission d’itinérance dans la province du Haut-Katanga, la ministre de l’Environnement et du Développement durable, Prof Marie Nyange Ndambo, a affiché une posture de fermeté face aux enjeux croissants de la pollution minière. Entre mesures structurelles, responsabilisation financière des entreprises extractives et mise en place d’un cadre multisectoriel de concertation, le gouvernement congolais marque une nouvelle étape dans la gouvernance environnementale.
Une commission d’experts pour prévenir de nouvelles catastrophes
Face à la gravité de la situation observée sur le site minier de CDM Kasapa, la ministre a opté pour une approche rigoureuse et méthodique. Toute reprise des activités reste conditionnée à l’évaluation approfondie des risques environnementaux.
À cet effet, une commission composée d’experts nationaux et internationaux sera mise en place. Sa mission consistera à analyser en profondeur l’incident du 4 novembre 2025, caractérisé par le débordement d’un bassin de rejet d’eaux acides, à identifier les défaillances techniques et à proposer des solutions durables destinées à prévenir toute récidive.
Cette démarche traduit la volonté des autorités congolaises d’instaurer une exploitation minière respectueuse des normes environnementales et conforme aux engagements internationaux du pays.
Le principe du « Pollueur-Payeur » appliqué sans concession.
Au cours de ses échanges avec les opérateurs miniers et les différentes parties prenantes, la ministre a réaffirmé la ligne directrice du gouvernement : accompagner les entreprises tout en exigeant le respect strict de leurs obligations environnementales.
“Nous avons expliqué la démarche du gouvernement qui consiste à accompagner les entreprises confrontées à des problèmes de pollution. Des équipes seront déployées pour évaluer chaque situation, proposer des solutions adaptées, et ces solutions devront être financées par les entreprises concernées”, a déclaré Marie Nyange Ndambo.
Par cette position, le gouvernement entend instaurer une culture de responsabilité environnementale où les acteurs économiques assument pleinement l’impact de leurs activités sur les écosystèmes et les populations locales.
Une gouvernance concertée pour préserver la biodiversité.
Cette dynamique s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui place la protection de l’environnement au cœur des politiques publiques.
Dans cette optique, un cadre permanent de concertation a été officiellement institué. Il regroupe les entreprises minières, la société civile, les exploitants forestiers ainsi que les autorités provinciales, sous la co-présidence de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et du ministère provincial de l’Environnement. Cette plateforme vise à favoriser un dialogue constructif et à anticiper les risques environnementaux liés aux activités extractives.
La protection de la faune également au centre des priorités.
Au-delà des enjeux industriels, la ministre a également inspecté le Jardin Zoologique de Lubumbashi ainsi que les installations de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). Cette visite illustre l’engagement du gouvernement à préserver la biodiversité nationale, élément essentiel du patrimoine écologique congolais.
Poursuivant sa mission de contrôle et d’évaluation, Marie Nyange Ndambo s’est ensuite rendue dans la province du Lualaba, où elle entend renforcer le suivi environnemental des activités extractives.









