Kinshasa, 17 février 2026- Une controverse agite le secteur de l’Enseignement supérieur en République démocratique du Congo. Au centre de la polémique : le Directeur général de l’Académie des Beaux-Arts, Henri Kalama, accusé d’avoir usurpé un titre de docteur à thèse.
Des allégations portées par Maître Fal Mamba
À l’origine des accusations, Fal Mamba, acteur politique et chercheur, affirme que le diplôme doctoral revendiqué par le responsable académique ne figurerait dans aucune base de données officielle chinoise. Selon lui, une vérification effectuée sur la plateforme CNKI (China National Knowledge Infrastructure), qui recense les mémoires et thèses soutenus en Chine, n’aurait révélé aucune trace d’une thèse au nom d’Henri Kalama.
En revanche, le nom de son frère cadet, Jerker Johnson Kalama, diplômé récemment, apparaîtrait bel et bien dans les registres consultés, selon les mêmes sources.
Ces éléments, encore non corroborés par une instance indépendante, ont rapidement alimenté le débat sur les réseaux sociaux et dans certains médias.
Des accusations financières non étayées
Maître Fal Mamba évoque également un montant de 250 000 dollars qui aurait été mobilisé pour “étouffer” l’affaire et favoriser la publication de contenus médiatiques présentés comme favorables au Directeur général.
Plusieurs plateformes et personnalités médiatiques ont été citées dans ces déclarations. Toutefois, à ce stade, aucune preuve formelle n’a été rendue publique pour confirmer l’existence de paiements ou de transactions en lien avec cette affaire.
Silence et attente d’éclaircissements
Sollicitée par plusieurs médias, la direction de l’Académie des Beaux-Arts n’a pas officiellement réagi aux accusations. Selon certaines sources médiatiques, Henri Kalama aurait orienté les journalistes vers un collaborateur présenté comme étant en mesure de fournir des explications complémentaires. Aucune communication formelle n’a cependant été publiée jusqu’à présent.
En l’absence de réponse documentée de la part de l’intéressé, les allégations demeurent à ce stade au niveau de soupçons et d’affirmations publiques.
Appels à une enquête administrative
Face à l’ampleur de la polémique, des voix appellent les autorités compétentes à clarifier la situation. La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ainsi que la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Thérèse Sombo, sont invitées à diligenter une enquête administrative afin d’établir les faits.
Pour certains observateurs, l’enjeu dépasse la situation individuelle du Directeur général et touche à la crédibilité des institutions académiques publiques, dans un contexte où la gouvernance universitaire et la transparence restent des préoccupations majeures.
Entre présomption d’innocence et exigence de transparence
En l’état actuel, aucune décision judiciaire ni administrative n’a été prise. Les accusations portées par Maître Fal Mamba n’ont pas encore fait l’objet d’une validation officielle par une autorité compétente.
Cette affaire met en lumière la nécessité de mécanismes clairs de vérification des titres académiques et de communication institutionnelle rigoureuse. Dans l’attente d’éventuelles conclusions officielles, la présomption d’innocence demeure de mise, tandis que l’opinion publique appelle à davantage de transparence.
Les prochains développements permettront de déterminer si ces allégations relèvent d’un malentendu, d’une controverse administrative ou d’irrégularités avérées.









