Kinshasa, 16 mars 2026- Le Réseau des femmes des entreprises du Congo (RFEC) a organisé, vendredi 13 mars à Kinshasa, une activité de sensibilisation visant à encourager les femmes et les filles à mieux connaître leurs droits et à renforcer leur autonomisation.
La rencontre s’est tenue dans la salle internationale du ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo. Elle a réuni plusieurs femmes issues notamment des institutions publiques, dont certaines ont été transformées en régies financières, ainsi que des actrices du secteur entrepreneurial.
Cette activité s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. L’édition de cette année est placée sous le thème international “Droits, justice et action pour les femmes et les filles”, tandis qu’au niveau national, la réflexion s’articule autour du thème “Droits garantis et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles”.
Intervenant lors de ces échanges, Maimuna Ntumba, experte au ministère du Genre, Famille et Enfant, a souligné que la connaissance des droits constitue une étape essentielle pour permettre aux femmes de mieux défendre leurs intérêts et de participer pleinement à la vie publique.
Selon elle, la promotion de la justice et de l’égalité passe d’abord par une meilleure compréhension du cadre juridique et des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour protéger les femmes.
“On ne peut pas aborder la question de la justice et des droits sans faire d’abord l’état des lieux de notre niveau de connaissance de ces droits. Il est important de savoir ce que le gouvernement met en place pour promouvoir et protéger les droits des femmes”, a-t-elle expliqué, invitant les participantes à s’approprier pleinement le thème retenu pour cette année.
La coordonnatrice du RFEC, Berthe Akashi, est revenue pour sa part sur plusieurs défis qui freinent encore l’épanouissement professionnel des femmes. Elle a notamment évoqué la persistance des inégalités dans l’accès aux postes de responsabilité, la présence encore limitée des femmes dans certains espaces décisionnels, ainsi que les obstacles liés à l’accès aux financements pour les projets portés par des entrepreneures.
Les participantes ont également échangé sur les moyens de renforcer la place des femmes dans les instances de décision, aussi bien dans les institutions publiques que dans les structures privées. À cette occasion, les intervenantes ont encouragé les femmes à développer leurs compétences, à oser davantage s’engager dans les fonctions de leadership et à poursuivre leurs ambitions professionnelles.
Les discussions ont par ailleurs mis en avant les initiatives du ministère du Genre visant à promouvoir l’égalité et la parité. Parmi ces mécanismes figure le Conseil national genre et parité, considéré comme un instrument important pour favoriser une participation plus active des femmes dans la gouvernance publique.
Au-delà des échanges, cette activité a également permis de rappeler le rôle déterminant des femmes dans le développement économique et social du pays. Les intervenantes ont souligné que l’autonomisation économique, notamment à travers l’entrepreneuriat et la gestion d’entreprises, constitue un levier essentiel pour renforcer les droits des femmes et promouvoir un développement inclusif en République démocratique du Congo.

