Kinshasa, 8 avril 2026- La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le centre de Mambasa, en province de l’Ituri, 48 heures après l’incursion des combattants ADF dans les quartiers Hewa Bora et Dar es Salam. Malgré une accalmie apparente, le bilan provisoire fait état de graves menaces persistantes pour la population civile.
Selon des sources locales concordantes, au moins 14 civils ont été enlevés lors de cette attaque, plongeant plusieurs familles dans l’angoisse et l’incertitude. À cette situation déjà critique s’ajoute la découverte de trois engins explosifs abandonnés dans la zone par les assaillants. D’après les premières informations recueillies auprès des habitants, ces dispositifs seraient encore actifs, certains étant reliés à des cordes dissimulées dans les herbes, ce qui augmente considérablement le risque d’explosion accidentelle.
Jusqu’à la soirée du 7 juin 2026, aucune intervention officielle des services spécialisés en déminage n’avait encore été signalée sur place, laissant les populations exposées à un danger imminent. Cette absence d’intervention suscite une vive inquiétude au sein de la communauté locale, qui appelle à une réaction urgente des autorités compétentes.
Contacté à ce sujet, le défenseur des droits humains, Me John Vuleveryo Musombolwa, lance un appel pressant : “Il est impératif que les services de sécurité interviennent sans délai pour neutraliser ces engins et sécuriser la zone. La vie des civils est gravement menacée. Nous demandons également à la population de faire preuve d’une extrême vigilance et d’éviter tout contact avec ces objets dangereux”.
Face à cette menace, des consignes strictes de sécurité ont été relayées auprès des habitants, notamment l’interdiction formelle de s’approcher des zones suspectes, la surveillance accrue des enfants et le respect des directives des autorités locales.
Alors que la psychose gagne du terrain à Mambasa, l’urgence d’une intervention rapide et coordonnée s’impose pour éviter un nouveau drame. La protection des civils et la restauration de la sécurité restent plus que jamais une priorité dans cette région régulièrement secouée par les violences armées.
Roger KAKULIRAHI, à Mambasa

