Mayuano, 12 Avril 2026- Des affrontements violents ont opposé dans la nuit de samedi à ce dimanche 12 Avril 2026, deux groupes Wazalendo dans la banlieue du village Mayuano. Cette attaque a causé au moins deux morts, un blessé, un disparu, ainsi que l’incendie de plusieurs cases militaires et la perte de deux armes.
Selon Kambale Heshima, porte-parole du FPP/AP Ituri, les combats ont éclaté entre des éléments fidèles au général autoproclamé Enoch, appartenant au groupe Falk, et ceux du colonel Erick Kargay, affilié au FPP/AP. Les circonstances exactes de ces affrontements ne sont pas encore clairement établies, mais des sources locales évoquent un conflit de leadership et des rivalités liées au contrôle d’influence dans cette zone stratégique du territoire de Mambasa.
Le bilan humain provisoire fait état de deux volontaires Wazalendo tués, identifiés sous les noms de De Poule et Watako ya Chungu. Un blessé a également été signalé, tandis qu’un autre combattant reste porté disparu. Les corps des victimes ont été récupérés et sécurisés en vue d’un enterrement digne, selon des sources locales proches de la coordination.
Au-delà des pertes humaines, les affrontements ont également causé des dégâts matériels importants, notamment l’incendie de plusieurs cases militaires, détruites lors des échanges de tirs entre les deux factions. Deux armes auraient également été perdues au cours des combats, selon les premières informations disponibles.
Face à cette situation, Kambale Heshima appelle la population au calme et assure que la situation est désormais sous contrôle. Il exhorte les habitants à ne pas céder à la panique et à continuer leurs activités quotidiennes malgré les tensions.
Sur place, le chef du village Mayuano, Daniel Betuma, s’est rendu sur les lieux pour évaluer la situation sécuritaire et constater les dégâts. Il a fermement condamné ces violences internes entre groupes se revendiquant du mouvement Wazalendo, tout en appelant à la discipline et à la cohésion afin d’éviter d’autres dérives.
Dans la population, cette attaque nocturne a provoqué une forte psychose. Plusieurs habitants ont quitté leurs maisons pour passer la nuit en brousse, craignant une extension des combats ou de nouvelles représailles.
Cet incident met une nouvelle fois en évidence la fragilité sécuritaire persistante dans cette partie du territoire de Mambasa, où la présence de groupes armés, combinée aux tensions internes entre factions locales, continue de fragiliser la stabilité. La zone reste également sous la menace des ADF, ce qui accentue davantage l’inquiétude des populations civiles déjà éprouvées.
Roger KAKULIRAHI, à Mayuano

