Kinshasa, 14 avril 2026- Après sa déchéance de la présidence du parti AFDC, Modeste Bahati risque désormais de perdre son poste au présidium de l’Union sacrée de la Nation.
C’est en tout cas le souhait exprimé par les frondeurs de cette formation politique, membre de la majorité présidentielle.
Ces derniers ont rencontré le secrétaire permanent de l’Union sacrée André Mbata afin de lui faire part de leur indignation à l’égard de celui qu’ils considèrent désormais comme ex-président de l’AFDC.
À l’issue de cette rencontre, Otto Bahizi, président a.i. et président du comité de crise, a déclaré qu’il n’est pas normal que leur parti soit à la fois du côté du pouvoir et de ses adversaires. Il s’est dit convaincu que leur démarche aboutira.
“Nous sommes venus avec toute notre équipe rencontrer le secrétaire général de l’Union sacrée pour lui exprimer notre indignation, en tant que membres cofondateurs. Le professeur Modeste Bahati était en train de nous entraîner dans une dérive. [……] Nous sommes avec le Chef de l’État. Nous ne pouvons pas avoir un pied dedans et l’autre avec les ennemis. Nous avons demandé qu’on puisse l’extirper du présidium”, a-t-il affirmé.
Dans la foulée, il a lancé un appel à tous les mandataires et à tous les membres bénéficiant du quota de l’AFDC au sein des entreprises et institutions de la République à se joindre à leur démarche.
“Bientôt, il sera trop tard”, a-t-il prévenu.
Il a également exhorté les militants à rester sereins en attendant la suite des événements.
Il convient de noter que Modeste Bahati fait face à une fronde interne au sein de son parti politique. Certains membres lui sont toutefois restés fidèles, malgré sa démission intervenue à la veille de l’examen d’une pétition visant sa déchéance du poste de deuxième vice-président du Sénat.
Cette initiative avait été portée par le sénateur Dany Kabongo, qui dénonçait ce qu’il qualifiait d’incompétence dans l’exercice des fonctions confiées à Modeste Bahati.
Par ailleurs, cette vague de contestation a été déclenchée à la suite de propos tenus par ce dernier lors d’une sortie médiatique, jugés controversés par les ténors du pouvoir, notamment en ce qui concerne le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution.
La rédaction

