Bunia, 14 Mai 2026- Les autorités provinciales et le Fonds National de Promotion et de Service Social (FNPSS) veulent accélérer les mécanismes de relèvement communautaire dans une province encore fragilisée par les violences armées.
Réunis le mercredi 13 mai 2026 en ville Bunia chef-lieu de l’Ituri autour d’une session d’évaluation du plan social provincial, responsables publics, acteurs miniers et partenaires sociaux ont insisté sur la nécessité de renforcer les actions de réinsertion en faveur des populations affectées par l’insécurité.
Au cœur des échanges : l’état d’avancement du programme social élaboré dans le cadre du partenariat conclu entre le gouvernement provincial de l’Ituri et le FNPSS. Plus de deux ans après l’adoption de la feuille de route du comité provincial de suivi, les autorités affirment vouloir passer à une phase plus opérationnelle.
Le gouverneur militaire de l’Ituri, le Lieutenant-Général Johnny Luboya N’kashama, a rappelé que cette initiative découle du protocole signé en avril 2021 avec le FNPSS. Selon lui, le plan social provincial constitue un levier important pour soutenir les communautés touchées par les conflits et favoriser leur stabilité économique.
Les responsables provinciaux mettent notamment en avant les actions déjà engagées sur le terrain, parmi lesquelles l’installation des structures techniques de suivi et plusieurs missions de sensibilisation organisées dans certaines zones de la province.
Le programme cible particulièrement les personnes vulnérables, les déplacés internes ainsi que les anciens combattants engagés dans le processus de paix. Les autorités espèrent que l’accès à des activités génératrices de revenus, à la formation professionnelle et à l’accompagnement social permettra de limiter l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés.
Pour l’Administrateur directeur général du FNPSS, Alice Mirimo Kabetsi, cette rencontre d’évaluation permet surtout de mesurer les premiers résultats obtenus depuis le lancement du programme. Elle indique que plusieurs initiatives sociales ont déjà été amorcées avec l’appui de coopératives minières et d’autres partenaires locaux dans des entités repassées sous contrôle des autorités.
La responsable du FNPSS annonce par ailleurs une nouvelle étape du programme attendue à la fin du mois de juin. Celle-ci devrait se concentrer sur les zones les plus affectées par les conflits afin d’identifier, avec les communautés locales, les priorités sociales et économiques à prendre en charge.
À travers cette démarche, les organisateurs souhaitent mobiliser davantage les partenaires publics et privés autour d’un plan présenté comme un outil de consolidation de la paix et d’amélioration des conditions de vie en Ituri.
Denis MUNGURIEK AN

