Kinshasa, 29 juin 2026- La décision du vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, d’interdire les rassemblements de masse à Kinshasa ainsi que dans trois autres provinces, au motif de limiter la propagation de l’épidémie d’Ebola, suscite de vives réactions au sein de l’opposition.
Prince Epenge, porte-parole du regroupement Lamuka, l’une des composantes de la coalition Article 64 (C64), qualifie cette décision d’« inique » et de « politiquement motivée ».
« C’est une décision inique, une décision politiquement motivée, une décision qui viole la Constitution et toutes les lois en la matière. C’est pour cela que nous la rejetons », a-t-il déclaré.
Selon lui, les raisons avancées par le gouvernement ne sont pas fondées. Il affirme qu’aucun cas d’Ebola n’a été détecté à Kinshasa et rappelle que des mesures de contrôle sont déjà appliquées aux personnes en provenance des zones touchées par l’épidémie.
Prince Epenge accuse par ailleurs le ministère de l’Intérieur de ne cibler que les manifestations politiques, alors que les églises, les marchés, les transports en commun et les fan-zones continuent de rassembler un grand nombre de personnes sans faire l’objet de restrictions similaires.
« En réalité, c’est la peur de voir des millions de Congolais défiler le 8 juillet vers le Palais de la Nation pour rappeler à Monsieur Tshisekedi qu’avec la même Constitution, les Léopards sont en train de battre des records et de remporter des matchs. La Constitution ne pose donc aucun problème. Il faut la respecter. Pas de référendum sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Voilà ce qui justifie cette décision », a-t-il soutenu.
En conséquence, le porte-parole de Lamuka a réitéré l’appel de la coalition Article 64 à participer à la marche prévue le 8 juillet à Kinshasa.
La rédaction

