Kinshasa, 2 juillet 2026- Le Panel des experts de la société civile, à travers son président de la commission Santé et animation communautaire, le Dr Nene Kimpiam, a officiellement interpellé l’intersyndicale de la santé ainsi que les différents syndicats des médecins afin qu’ils clarifient la question de la rémunération des médecins en RDC.
Dans un message daté du 2 juillet 2026, cette structure affirme avoir pris connaissance, via les réseaux sociaux, d’une publication du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Tshilumbayi, évoquant une rémunération mensuelle de 2 400 dollars pour les médecins. Le Panel dit saluer cette déclaration, tout en affirmant qu’elle ne correspond pas à la réalité vécue par les praticiens.
« Nous n’avons jamais palpé la réalité jusqu’à ce jour en rapport avec une rémunération de 2 400 dollars pour un médecin par mois, telle qu’évoquée par l’honorable », indique le communiqué.
Au cours d’une intervention sur le Space X du journaliste Stanis Bujakira, le 1er vice président de la chambre basse avait indiqué que depuis l’avènement du président Félix Tshisekedi, les médecins seraient aujourd’hui à 7 800 et rémunérés à 2 400 dollars. Et d’ajouter qu’avant 2019, le pays comptait 1 700 médecins, payés 300 dollars.
Face aux interrogations suscitées par cette affirmation, le Panel des experts demande à l’intersyndicale de la santé et aux syndicats des médecins, notamment le SYNAMED, le SYMECO, le SYLIMED et le SYPUMECO, de rendre publique, dans un délai de 72 heures, la rémunération effectivement versée par l’État congolais aux médecins. Il rappelle que ces organisations prélèvent les cotisations syndicales à la source et disposent donc des informations nécessaires.
Le Panel estime que cette clarification est indispensable pour apaiser les tensions et les incompréhensions au sein des familles des médecins.
À défaut de réponse dans le délai imparti, le Dr Nene Kimpiam prévient que le Panel des experts de la société civile saisira la justice afin que des enquêtes soient diligentées, notamment par l’Inspection générale des finances (IGF), pour faire toute la lumière sur cette question.
Cette interpellation tombe à pic au moment où les médecins à travers l’ensemble du pays observent des mouvement de grève pour dénoncer l’absence de réponses concrètes à leurs revendications qui portent notamment sur les salaires, les conditions de travail et le renforcement des moyens alloués au secteur de la santé.

