Kananga, 2 juillet 2026- Les Prêtres de l’archidiocèse de Kananga ont dans une mise au point dont une copie est parvenue à notre rédaction, donné leur position suite au message de la CENCO du 19 juin 2026 désapprouvant tout projet de changement de la Constitution en République Démocratique du Congo.
Ces prêtres se disent touchés par les tensions sociales suscitées par ce message de la CENCO à Kananga qui a conduit à des insultes et intimidations à l’endroit du clergé et des personnes consacrées, des actes de troubles au culte dominical dans certaines paroisses le dimanche 21 juin ainsi que des propos discourtois sur les réseaux sociaux à l’endroit des autorités ecclésiastiques.
Dans cette mise au point, ils soulignent que “la déclaration de la CENCO n’est ni un décret, ni un arrêté, encore moins une décision, mais un message dont les signataires n’ont aucune prétention de s’ériger en une institution de la République. En tant que tel, ce message n’empêche en rien un possible changement de la Constitution, ni l’expression du libre arbitre des citoyens”.
Cette déclaration de la CENCO, exprime plutôt la vitalité démocratique valorisée dans notre pays. “Dans toute démocratie, chaque citoyen a droit à la parole et à un point de vue et nos prêtres sont censés jouir de ce même droit” expliquent-ils dans ce document.
Par ailleurs, ces prêtres de l’archidiocèse de Kananga disent apporter leur soutien au changement éventuel de la Constitution 2006, s’il suit tout moyen légal par lequel il peut être possible.
En outre, ils exhortent les jeunes de la ville de Kananga et de la République à la retenue, pour la protection du patrimoine ecclésiastique dont ils sont contributeurs et bénéficiaires. Ils invitent également tous les congolais au respect du personnel ecclésiastique établi à leur service notamment les évêques, prêtres, personnes consacrées et tous ceux qui oeuvrent à la construction de l’Eglise et de la société.
David Saveur MIKOBI

