Le Congo aura le dernier mot

Kinshasa-Gombe, 21 février 2025- On dit qu’avant d’entrer dans la mer, une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets des montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages. Et devant elle, elle voit un océan si vaste, qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais. Mais il n’y a pas d’autre moyen.

La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l’existence. La rivière a besoin de prendre le risque d’entrer dans l’océan parce que c’est alors seulement que la peur disparaîtra, parce que c’est là que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan.

Aujourd’hui, plusieurs Congolais ont peur de l’avenir, on les a tellement dépeint un lendemain catastrophique qu’ils estiment qu’il leur faut garder leur « neutralité » pour survivre à l’arrivée des rebelles. Alors, ils refusent de se battre, ils veulent préserver leur confort par une soumission anticipée face à l’adversaire, ils confondent la sagesse à la malignité des laches qui font semblant de mourir au front pour préserver leur vie. Il n’est pas possible de vivre avec une telle attitude car l’homme est d abord l’expression de son sens du devoir.

Que les Congolais puissent développer l’art de voir au-delà de la prochaine bataille et de calculer plus loin. Laissons les ennemis se perdrent dans les batailles mesquines de la vie courante et se gauser de leurs petites victoires. La grande stratégie est l’unique voie vers la plus belle des récompenses : avoir le dernier mot.

Le Congo aura le dernier mot. Car, le Congo est du côté de la vérité et du bon côté de l’histoire. Aujourd’hui, la peur pré importée est vendue à la petite semaine aux Congolais comme s’ils étaient en présence d’une puissance planétaire. Et pourtant, il en est rien. Lorsque l’on observe l’ennemi et que l’on jauge les différentes parties qui composent des parties ses apparitions, on comprend qu’il présente des failles sur lesquelles on peut ériger une porte d’entrée dans sa stratégie pour le faiblir.

Face à la campagne de terreur que l’ennemi a mis en place pour provoquer un maximum de chaos le Congolais doit tout faire pour éviter de succomber à la peur et à la colère. Face à une campagne de terreur sa ligne de défense sera donc celle de la rationalité.

Le Congo aura le dernier mot dans cette phase de son histoire.

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