Beni, 10 Octobre 2025 – Au total vingt (20) journalistes, influenceurs et étudiants de la ville de Beni, au Nord-Kivu, ont été formés sur la lutte contre la désinformation et l’Education aux Médias et à l’Information (EMI).
Durant trois jours, soit du 07 au 09 octobre 2025, les participants ont été outillés à la vérification d’images, de vidéos graced aux outils OSINT, de techniques de cubersecurité, décryptage des biais informationnels, l’analyse des conflits et la lutte contre les discours de haine, la sécurité du journaliste et les principes de l’éthique et de déontologie du fact-checker, surtout dans des zones en conflits. Organisée par Eleza RDC, une organisation qui milite contre la désinformation en RDC, cette formation visait à renforcer les capacités des influenceurs, étudiants en journalisme et des professionnels des médias, confrontés régulièrement à un environnement médiatique instable.
Selon Eleza RDC, l’idée était tout de même d’inciter les participants à devenir des relais pédagogiques au sein de leurs communautés, en sensibilisant le public, notamment à travers les médias traditionnels et les plateformes digitales à une consommation critique de l’information.
Clôturant les travaux de cette formation, Valérie Mukosasenge et représentant de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) section du Nord-Kivu a invité les participants à mettre en pratique le contenu de la formation. A l’en croire, les journalistes et influenceurs doivent être des ambassadeurs de la vérité à travers leurs plateformes digitales et même dans leurs médias traditionnels que numériques.
“Chers journalistes, vous êtes les gardiens de la vérité. Chers étudiants, vous représentez la relève d’un journalisme responsable et éthique. Cette formation n’est donc pas une fin mais le début d’un engagement, celui de produire, partager et diffuser une information fiable, vérifiée et utile au public. Puissiez-vous, à travers vos rédactions, vos universités et vos communautés, être des ambassadeurs de l’information de qualité, capables de combattre les fausses nouvelles et de promouvoir une culture médiatique seine”, a-t-il martelé.
Il faut noter que le grand nord de la province est touché par des conflits armés et des tensions intercommunautaires, ce qui facilite la circulation des rumeurs, les discours de haine et des théories du complot.
Magloire TSONGO

