Kinshasa, 18 novembre 2025- Trois jours après la signature de l’Accord-cadre de Doha, entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, l’opposant, Martin Fayulu a rejeté en bloc ce processus de paix. Selon lui, l’accord de Doha ne constitue pas une paix véritable, et la priorité doit être un dialogue national inclusif.
“Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouée”, a déclaré Fayulu, pointant la présence des forces rwandaises et ougandaises sur le sol congolais et l’exploitation illégale des ressources.
Pour l’opposant, l’accord signé à Doha “ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. Les discussions de Doha devaient se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la Résolution 2773 des Nations-Unies et à la définition des modalités du cessez-le-feu, et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants”.
Le leader de Lamuka a insisté sur la nécessité d’un dialogue national véritable. “Monsieur Tshisekedi, au nom de notre peuple, meurtri mais toujours debout, je vous invite à convoquer sans délai le dialogue national, sinon l’histoire vous tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec Messieurs Kagame et Kabila”, a-t-il affirmé.
Pour lui, aucun accord extérieur ne saurait précéder la réconciliation des enfants du Congo rassemblés pour proclamer d’une seule voix la cohésion nationale.
Il a également appelé la jeunesse congolaise à la mobilisation : “Vous qui êtes l’âme vive de la Nation, l’heure n’est plus à la résignation. L’heure est à la vigilance, à la mobilisation, à l’engagement pour la défense du pays”.
Et de souligner que “c’est maintenant que se joue notre avenir” et que “l’intégrité territoriale du Congo reste la valeur sacrée de notre histoire”.

