Kinshasa, 4 mai 2026- La Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a lancé lundi 4 mai à l’hôtel Fleuve Congo, à Kinshasa, la Table ronde nationale de concertation sur les défis de l’aménagement du territoire. Cette rencontre de haut niveau, qui se tient sur deux jours, réunit autorités politiques, experts et partenaires techniques autour d’une ambition commune : construire un Congo mieux connecté, plus équilibré et durablement structuré.
Dans son allocution d’ouverture, la cheffe du Gouvernement a replacé cette initiative dans une dynamique nationale de transformation.
“L’aménagement du territoire constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour la République. Il conditionne à la fois la valorisation de nos ressources et l’équilibre du développement entre les provinces”, a-t-elle déclaré.
Face aux défis persistants, notamment l’urbanisation rapide et les déséquilibres régionaux, elle a insisté sur la nécessité d’une approche cohérente et concertée.
“Ces défis appellent des réponses structurées, concertées et durables”, a-t-elle souligné, avant d’ajouter : “J’attends de vos travaux un diagnostic précis, des propositions opérationnelles et une feuille de route claire”.
Dans la continuité de cette vision, le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean Lucien Bussa, a mis en avant le caractère stratégique de la réforme engagée. “L’aménagement du territoire n’est plus une simple option technique ; il constitue désormais un instrument stratégique de gouvernance”, a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur l’urgence d’une action coordonnée pour structurer l’espace national.
“Nous devons construire un territoire national physiquement connecté par des infrastructures modernes”, a-t-il déclaré, appelant à faire des corridors, routes et pôles économiques les piliers de la transformation.
Cette Table ronde s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui ambitionne de faire de l’aménagement du territoire un levier central de développement, de cohésion nationale et de souveraineté économique.
Les travaux attendus devront déboucher sur un diagnostic partagé et une feuille de route opérationnelle pour guider les futures politiques publiques en matière d’organisation de l’espace national.

