Kinshasa, 1er juillet 2026- Le ministre d’État, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, a présidé, mercredi 1er juillet, à l’hôtel Sultani de Kinshasa, l’atelier de restitution et de validation du rapport stratégique relatif à la redynamisation du Fonds de Solidarité pour la Reconstruction Nationale (FSRN). Cette étape marque le début d’une réforme destinée à transformer le Fonds en un instrument moderne de financement de la reconstruction et du développement de la République démocratique du Congo.

Devant les membres du Gouvernement, les représentants des institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile ainsi que des experts nationaux et internationaux, le ministre d’État a insisté sur la nécessité d’une mobilisation nationale autour du développement.
« Le financement du développement de notre pays ne saurait être l’affaire exclusive de l’État, mais bien une responsabilité collective engageant l’ensemble de la Nation », a déclaré Guylain Nyembo. Selon lui, les défis de la reconstruction exigent l’implication de tous les acteurs, notamment les citoyens, les entreprises, la diaspora et les partenaires internationaux.

Le rapport stratégique présenté au cours de l’atelier propose une refonte de la gouvernance du FSRN, accompagnée de nouveaux mécanismes de mobilisation des ressources et d’outils renforcés de transparence, de traçabilité et de redevabilité. L’objectif est de restaurer la confiance des contributeurs et de faire du Fonds un véritable levier de financement des projets de développement.
L’une des principales innovations de cette réforme repose sur la territorialisation du financement. Ce mécanisme permettra aux différents contributeurs de financer directement des projets localisés et d’en suivre l’évolution.
« Un membre de la diaspora pourra financer un projet dans son territoire d’origine, une entreprise pourra investir dans une zone spécifique et un partenaire pourra suivre l’impact concret de son intervention. Chaque contribution sera traçable, chaque projet visible, chaque impact mesurable », a expliqué le ministre d’État.
Pour Guylain Nyembo, cette nouvelle approche représente une rupture avec les pratiques traditionnelles de financement. « C’est là une révolution dans notre manière de financer le développement », a-t-il affirmé.
Cette réforme s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix Tshisekedi, et accompagne la mise en œuvre du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) ainsi que du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).
En clôturant son intervention, le ministre d’État a rappelé que la réussite de cette réforme dépendra avant tout de la confiance des contributeurs.
« Aucun mécanisme de solidarité ne peut réussir sans la confiance. Et cette confiance se construit par la transparence, la bonne gouvernance, le contrôle, les résultats et l’impact réel sur le terrain », a-t-il conclu, réaffirmant la volonté du Gouvernement de renforcer le cadre légal du Fonds et d’instaurer une gouvernance multipartite au service de la reconstruction nationale.

