Kinshasa, 2 juillet 2026- Le député national élu de la Tshuapa et professeur de droit, Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a participé, mercredi 1er juillet 2026, au Forum de haut niveau de plaidoyer pour la participation effective des jeunes au processus de paix en République démocratique du Congo.
Cette rencontre avait pour objectif de sensibiliser les jeunes leaders aux différents processus diplomatiques engagés pour le retour de la paix en RDC notamment ceux de Washington, Doha, Nairobi et Luanda tout en favorisant un dialogue direct entre les décideurs politiques, les partenaires diplomatiques et la jeunesse. Elle visait également à réfléchir aux mécanismes permettant une implication réelle des jeunes dans la mise en œuvre et le suivi des accords de paix.
Prenant la parole en sa qualité de député national, d’universitaire et de citoyen congolais, Jacques Djoli a insisté sur la nécessité de replacer la jeunesse au centre des efforts de consolidation de la paix. Selon lui, les jeunes doivent être pleinement associés aux décisions qui engagent l’avenir du pays, mais aussi développer une meilleure compréhension des enjeux géopolitiques qui alimentent les conflits dans l’est de la RDC.
« La jeunesse constitue la majorité de notre population. Elle est une formidable force pour le développement, mais elle peut aussi devenir une vulnérabilité lorsqu’elle est exclue des processus décisionnels ou insuffisamment préparée à assumer ses responsabilités dans la construction de la nation », a-t-il souligné.
Le professeur de droit a rappelé que les résolutions 2250, 2419 et 2535 du Conseil de sécurité des Nations unies reconnaissent le rôle essentiel des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix. Il a toutefois précisé que le droit international ne produit des résultats que lorsqu’il est soutenu par un rapport de force favorable, estimant que les relations internationales restent largement guidées par les intérêts géopolitiques des États.
Évoquant les causes profondes de l’instabilité dans l’est du pays, Jacques Djoli a attribué les conflits à la convoitise des ressources stratégiques de la RDC ainsi qu’aux ingérences extérieures. Il a qualifié cette crise de « guerre par procuration », affirmant que plusieurs groupes armés servent d’instruments à des intérêts régionaux, tandis que les jeunes congolais en paient le plus lourd tribut, en tant que déplacés, victimes de violences ou recrues forcées.
S’agissant des différents processus de paix en cours, il a rappelé que toute guerre trouve son issue autour de la table des négociations. Il a néanmoins insisté sur la nécessité d’y associer véritablement la jeunesse afin que ses préoccupations soient prises en compte dans les accords qui façonneront l’avenir du pays.
En conclusion, Jacques Djoli a estimé que la paix durable ne pourra être garantie sans une restauration de la souveraineté de l’État congolais. Celle-ci passe, selon lui, par une refondation des institutions et des forces de défense et de sécurité. Il a enfin invité les jeunes à cultiver un patriotisme responsable et à s’engager activement dans la construction d’un État fort, capable de préserver la paix et de défendre les intérêts de la République démocratique du Congo.

