Bunia, 27 juin 2025- À l’occasion de la Semaine d’action internationale contre les projets pétroliers en RDC, plusieurs organisations environnementales ont interpellé le gouvernement congolais sur les risques liés à l’exploitation pétrolière, notamment autour du lac Albert, en Ituri.
Réunies sous la coalition « Notre Terre Sans Pétrole », les structures comme le Forum des Engagés pour le Développement Durable (FORED), la FECOPELA, l’AFEM, la FEPED, le CDC/RN et le RPDI ont organisé une action publique ce 27 juin à Bunia. Elles dénoncent les impacts sociaux et environnementaux de ces projets sur les communautés locales.
Dans leur communiqué, elles rappellent les précédents cas en Ouganda et en Tanzanie, où des projets similaires ont provoqué le déplacement de plus de 100 000 personnes, la perte de terres agricoles et des atteintes graves aux écosystèmes. Ces situations ont conduit à des poursuites judiciaires devant la Cour de justice de l’Afrique de l’Est et en France, dans le cadre de la loi sur le devoir de vigilance.
“Nous demandons l’arrêt immédiat de tous les projets fossiles en République démocratique du Congo. Il est temps d’écouter les voix des communautés affectées, qui refusent de devenir des zones de sacrifice”, a déclaré Pascal Mirindi, coordinateur de la campagne Notre Terre Sans Pétrole.
Le directeur de FORED, John Lufukaribu, a lui aussi exprimé ses inquiétudes : « On ne mangera pas le pétrole et on ne respirera pas non plus du gaz. Nous voulons les poissons, pas les profits », a-t-il confié à depeche.cd.
La RDC a mis en vente 52 blocs pétroliers couvrant 124 millions d’hectares, dont 8,3 millions situés dans des aires protégées, notamment la cuvette centrale, considérée comme le plus grand réservoir de carbone tropical au monde.
Les organisations plaident pour des alternatives durables et justes, respectueuses de l’environnement et des droits des communautés locales.
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